Le Sénat favorable à la relance de l'exploitation des hydrocarbures en Outre-mer

Par 29/01/2026 - 15:50

Ce jeudi 29 janvier 2026, le Sénat a donné un avis favorable à une proposition de loi autorisant l’exploitation d’hydrocarbures en Outre-Mer, malgré l’opposition du gouvernement. Principalement ciblée sur la Guyane et Mayotte, cette initiative portée par le sénateur Georges Patient relance le débat sur l’avenir énergétique et économique des territoires ultramarins.

    Le Sénat favorable à la relance de l'exploitation des hydrocarbures en Outre-mer

La décision était attendue ce jeudi 29 janvier. Le Sénat s'est penché sur un texte polémique visant à autoriser l’exploitation d’hydrocarbures en Outre-Mer. Contre l'avis du gouvernement, le Sénat a émis un avis favorable sur ce texte lors de l'examen de celui-ci. Au total, 227 voix pour et 105 contre ont été recensées autour de la proposition de loi portée par le Guyanais Georges Patient.

Cette proposition de loi concerne principalement la Guyane et Mayotte, en raison de leur potentiel pétrolier et gazier. e texte a créé des tensions au sein du gouvernement et provoque des crispations à tous les échelons.

Ce texte consiste à revenir sur la loi du 30 décembre 2017 portée par l’ex-Ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot. Une loi qui prévoyait définitivement de mettre un terme à l’exploitation et au forage d’hydrocarbures sur tout le territoire français, et notamment Outre-Mer.

Une proposition de loi décriée

La proposition de Georges Patient, qui espérait obtenir une dérogation ultramarine face au développement lucratif de l’industrie pétrolière chez ses voisins du plateau des Guyanes, avait froidement été accueillie par la presse nationale et une partie du gouvernement.

Si la ministre de la Transition écologique Monique Barbut aurait menacé de remettre sa démission si ce texte avait à été soutenu, la Ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, comme son prédécesseur Manuel Valls, n'avaient pas fermé la porte à une réouverture du débat.

Ce texte avait également été froidement reçu au sein de l’Assemblée et au sein même des députés guyanais, pourtant favorables à la pleine souveraineté de la collectivité amazonienne sur ses ressources. Certains membres considèrent que cette proposition de loi s’inscrit dans un mauvais calendrier, et préfèrent privilégier l’évolution statutaire avant d’engager de grandes réformes à enjeux économiques.

Bien qu’adopté par le Sénat contre l’avis du gouvernement, rien ne garantit cependant que le texte sera adopté par l’Assemblée nationale.


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