En commission, les députés votent l'abrogation du "Code noir"
Ce mercredi (20 mai), les députés de la commission des lois ont voté à l'unanimité l'abrogation du "Code noir" et l'ensemble des textes ayant réglementé l'esclavage, jamais formellement abrogés après 1848.
Ce mercredi (20 mai), les députés de la commission des lois ont voté à l’unanimité l’abrogation du "Code noir", ainsi que l’ensemble des textes ayant réglementé l’esclavage. Ils n’avaient jamais été formellement abrogés après 1848.
25 ans après la loi Taubira
Le président de la République, Emmanuel Macron évoquera la proposition de loi lors d'une réception à l'Élysée ce jeudi (21 mai), à l'occasion du 25e anniversaire de la loi Taubira, en présence de l’ancienne députée de Guyane, qui devrait prendre la parole, selon l'Elysée.
Cette proposition de loi, portée par Max Mathiasin, et cosignée par des députés allant de LFI à LR, sera examinée dans l'hémicycle le 28 mai prochain, lors de la journée réservée au groupe centriste Liot. Le député guadeloupéen se réjouit de cette avancé :
Les dispositions du Code noir ont organisé la négation de l'humanité de femmes, d'hommes et d'enfants réduits en esclavage, en raison de leur origine et de la couleur de leur peau, en les assimilant à des biens meubles et en les soumettant à des châtiments d'une extrême violence. Malgré l'abolition de l'esclavage, ces textes demeurent présents dans l'ombre de notre droit.
Des inégalités toujours présentes
Les débats en commission ont souligné les héritages de l'histoire esclavagiste et coloniale française, toujours visibles à travers les inégalités persistantes entre les Outre-mer et l’Hexagone, ainsi que les discriminations subies par les personnes noires.
Un article du texte prévoit que le gouvernement remette un rapport sur le droit colonial et ses effets de long terme, mais également sur la place accordée à l'histoire de l'esclavage dans les programmes scolaires.







