La vente des produits alimentaires au CBD est désormais interdite en France

Par 15/05/2026 - 05:44

Depuis ce vendredi 15 mai, les produits alimentaires à base de CBD ne peuvent plus être vendus en France. Une décision liée à l’application d’une réglementation européenne qui suscite l’inquiétude des professionnels du secteur.

    La vente des produits alimentaires au CBD est désormais interdite en France

Huiles, tisanes, bonbons ou encore biscuits au CBD disparaissent des rayons. Depuis ce vendredi 15 mai, la vente des produits alimentaires contenant du CBD est interdite en France. La direction générale de l’alimentation a décidé d’appliquer une réglementation européenne imposant aux nouveaux produits alimentaires commercialisés sur le marché d’obtenir une autorisation préalable.

Or, les produits alimentaires à base de CBD ne disposeraient pas encore de cette validation. Résultat : ils ne peuvent désormais plus être vendus sur le territoire français. Le CBD à fumer sous forme de fleurs ou de liquides reste toutefois autorisé.

Une décision qui inquiète les professionnels

L’annonce, faite en avril dernier, a provoqué une vive inquiétude parmi les quelque 2 000 revendeurs spécialisés en France. Pour beaucoup d’entre eux, les produits alimentaires représentent près de 40 % de leur chiffre d’affaires.

L’Union des professionnels du CBD redoute des conséquences importantes sur la pérennité de nombreuses boutiques et juge cette décision incohérente alors que le CBD à fumer ou sous forme liquide reste autorisé.

Même inquiétude du côté de la Confédération paysanne, qui estime que cette mesure menace directement les producteurs français de chanvre, plante dont est issu le CBD. Le syndicat agricole craint également que cette réglementation favorise les grandes entreprises capables de financer des demandes d’autorisation européennes, au détriment des petits producteurs.

Des commerçants en colère

Au Lamentin, en Martinique, Andrew Delinde, responsable du magasin CBD Jungle Secrets, explique qu’il ne pourra plus vendre ses huiles alimentaires malgré une demande toujours présente.

C'est un peu une incitation, on va dire, au client à venir consommer directement la fleur brute, soit à la fumer, soit à l'infuser. Donc, ça devient un petit peu ridicule dans ce sens-là. On sait très bien que quand ce sera interdit dans les magasins, ça sera autorisé dans les pharmacies. Donc, tout ça, c'est pour ramener le produit au côté pharmaceutique.

En attendant d’éventuels recours judiciaires annoncés par l’Union des professionnels du secteur, les commerçants espèrent pouvoir continuer à écouler leurs stocks afin de limiter les pertes économiques.

Le ministère de l’Agriculture a indiqué qu’une communication officielle du gouvernement devait intervenir dans les prochains jours.


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