25 ans de la loi Taubira : Emmanuel Macron s’exprimera lors d’une cérémonie à l’Élysée
À l’occasion du 25ème anniversaire de la loi Taubira ce jeudi (21 mai), une grande cérémonie est organisée à l’Élysée. Christiane Taubira et Emmanuel Macron devraient notamment prendre la parole.
Ce jeudi (21 mai), une grande cérémonie est organisée à l’Élysée à l’occasion des 25 ans de la loi Taubira. Au programme : remise des prix du concours scolaire Flamme de l’Égalité, performance artistique et des prises de parole, notamment celles de Christiane Taubira et du directeur général de l'UNESCO, Khaled El-Enany.
Emmanuel Macron s’exprimera également. Un discours attendu, alors que le sujet des réparations est au cœur des débats, ainsi que l’abstention de la France, lors du vote à l’ONU d’une résolution reconnaissant la traite et l’esclavage comme « plus grave crime contre l’humanité ».
Pourtant, l’Élysée l’affirme : « le président entend continuer à s'inscrire dans la voie mémorielle qu'il a choisie depuis maintenant neuf ans ». Selon le Palais, il devrait même y avoir dans les mots d'Emmanuel Macron « des messages que les descendants d'esclaves espèrent entendre depuis longtemps ».
La question des réparations
Alors, le chef de l'État évoquera-t-il le sujet des réparations ? Le 10 mai dernier, au Sénat, le premier ministre Sébastien Lecornu n'avait pas abordé le sujet. Le Palais assure que le président n'est pas fermé sur cette question, mais qu’il y a d'abord le travail des historiens, avant de reconnaître ce qu'il faut, et pourquoi pas ensuite, entamer une réflexion sur un travail de réparation sur la forme que cela doit prendre, comme c’est le cas actuellement pour Haïti.
Dans son discours, Emmanuel Macron devrait donc évoquer la relation entre la France et Haïti, apporter son soutien aux initiatives parlementaires qui veulent, par exemple, l'abrogation du code noir. Un texte adopté en commission devra d'ailleurs être examiné la semaine prochaine, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
Pour l'Élysée, le chef de l'État veut affirmer dans ce discours que le devoir de mémoire est un chantier de reconstruction permanent.







