Affaire Micheline Myrtil : le parquet requiert la relaxe de l’APHP pour homicide involontaire
La seconde journée du procès s’est tenue ce vendredi 28 novembre à Paris. Le parquet demande la relaxe de l’institution hospitalière pour homicide involontaire, mais le débat judiciaire n’est pas terminé.
Dans le procès de l’affaire Micheline Myrtil, ouvert depuis jeudi 27 novembre au tribunal correctionnel de Paris, le parquet a requis la relaxe de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (APHP).
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Si la responsabilité morale et organisationnelle de l’établissement n’a pas été exclue, la représentante du parquet estime qu’aucun lien de causalité direct ne peut être établi entre les dysfonctionnements constatés et la mort de Micheline Myrtil, survenue dans la nuit du 17 au 18 décembre 2018.
Selon l’exposé du parquet, la Martiniquaise est décédée d’une infection généralisée et il serait juridiquement impossible de prouver que les retards de prise en charge aux urgences ont entraîné son décès de manière certaine.
La partie civile conteste
En face, la partie civile soutient une position radicalement inverse. Les avocats rappellent que Micheline Myrtil n’a jamais été vue par un médecin durant plus de dix heures. “S'il n'y a pas de soin, vous allez décéder. Il n'y a pas de débat.” a lancé Maître Arneton. Il s’appuie sur des expertises médicales qui évoquent une perte de chance de survie évaluée entre 75 et 80 %.
La parole revient désormais à la défense avant que la Cour ne délibère, le 9 février 2026 à 13h30.
La décision pourrait ne pas être immédiate. Quoi qu’il en soit, ce procès ne représente que la dimension pénale du dossier. Le volet civil, qui sera examiné ultérieurement, pourrait quant à lui conduire à une condamnation financière de l’APHP. L’établissement a déjà reconnu l’existence de fautes dans la prise en charge de la patiente.







