Haïti : deux professionnels de justice kidnappés à Port-au-Prince
Ce dimanche 25 janvier, la presse locale haïtienne a rapporté que deux kidnappings ont visé des professionnels de la justice à Port-au-Prince, Me Jean-Frédéric Bénèche et Me Pétion Milien.
Si la situation sécuritaire se dégrade à nouveau en Haïti, la recrudescence de cas d’enlèvements dans la région métropolitaine de Port-au-Prince fait craindre le pire. Ce dimanche 25 janvier, la presse locale a rapporté deux kidnappings ayant visé Me Jean-Frédéric Benèche, magistrat et juge à la Cour d’appel, et l’avocat Me Pétion Milien dans la capitale haïtienne.
Selon des informations communiquées par les proches de ces derniers, les deux hommes originaires de la commune de Petit-Goâve sont reconnus pour leur engagement professionnel et ne disposeraient pas de moyens financiers permettant le versement d’une rançon. Une situation qui alimente les inquiétudes sur leur sort.
Ce même 25 janvier, un grave incident de sécurité a touché l’aéroport international Toussaint Louverture : deux avions de la compagnie ZED Airlines ont essuyé des tirs alors qu’ils étaient en phase finale d’approche et d’atterrissage. Si aucun blessé n’est à déplorer, les autorités aéronautiques haïtiennes ont immédiatement indiqué une suspension des vols. Ces vols correspondent à la seule liaison internationale encore active et utilisée pour le programme de réunification familiale entre Haïti et le Brésil.
Ces événements interviennent alors que le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) affirme avoir engagé une offensive renforcée contre les gangs armés. Des opérations policières sont en cours dans plusieurs zones de Port-au-Prince, appuyées par des renforts : une première cohorte de 877 policiers sur un projet de 4 000 hommes a intégré la police nationale haïtienne.
Le contexte politique reste pour autant fragile : des tensions persistent au sommet de l’État, à l'heure où certains membres du CPT ont tenté de révoquer le Premier ministre le 21 janvier 2026. Les États-Unis ont également annoncé des restrictions de visas contre deux membres du Conseil présidentiel de transition, soupçonnés de corruption et de liens avec des organisations criminelles.







