Auto-écoles et sécurité routière : Mobilians de passage en Martinique

Par 29/01/2026 - 16:58

En déplacement en Martinique ce mercredi 28 janvier, après une étape en Guyane, Mobilians a rencontré les acteurs locaux de l’éducation routière pour alerter sur l’accidentologie et plaider pour un renforcement de la formation et des effectifs.

    Auto-écoles et sécurité routière : Mobilians de passage en Martinique

Après la Guyane, les représentants de Mobilians, l'une des plus grandes organisations patronales, des métiers de l’automobile, étaient de passage en Martinique ce mercredi (28 janvier). L'organisation défend notamment les moniteurs d’auto-école : plus de 80% d’entre eux sont affiliés en Martinique. Ces derniers se rendront en Guadeloupe à compter de ce jeudi 29 janvier.

Les représentants défendent l’augmentation des heures et cours théorique dans le cadre de la lutte contre l’insécurité routière, le passage de 20h à 28h de cours, mais aussi l’augmentation des examinateurs :

Les motards, premières victimes de l'insécurité routière

Patrice Bessonne, président du Pôle Éducation et Sécurité Routières, livre ses propositions sur le problème de l’accidentologie, qui touche singulièrement les motards sur l'île :

Ce qu'on remarque, c'est qu'on a de plus en plus de jeunes morts sur les routes françaises. L'école de conduite, ce n'est pas uniquement une boîte à permis. Elle sert à dispenser de la sécurité routière et essayer de donner les compétences nécessaires pour survivre sur la route. Il y a tout un écosystème dans un département pour travailler la sécurité routière. Cet écosystème, est d'ailleurs validé par le préfet du département. En Martinique, il n'y a aucune école de conduite assiégée dans des réunions de réflexion sur la façon dont nous pouvons élaborer une stratégie de sécurité routière, et nous le déplorons.

Lorenzo Lefèvre, vice-président délégué national de Mobilians ESR, revient sur l’impact de l’accès au permis de conduire dès 17 ans, en vigueur depuis le 1er janvier 2024, sur les auto-écoles :

Les jeunes veulent le permis de conduire parce qu'ils veulent se déplacer, parce que c'est un outil essentiel pour travailler et pour pouvoir avoir aussi une vie sociale. Il y a eu quelques engorgements sur un certain nombre de départements dans l'Hexagone, un peu moins en Martinique. Depuis 2019, il y a eu 15% d'inscriptions à plus au permis de conduire, mais pas 15% d'inspecteurs en plus. Nous, ce qu'on demande, c'est qu'il y ait à peu près 15% d'inspecteurs en plus.

Un renforcement des effectifs envisagé

Face à l’augmentation de la demande, Lorenzo Lefèvre appelle également à un renforcement des moyens humains pour garantir de bonnes conditions de passage de l’examen :

On a une demande forte qui est d'embaucher 150 inspecteurs et 20 délégués dans l'ensemble du territoire pour qu'on puisse les dispatcher dans les endroits où il y en a besoin. Les professionnels locaux sont plutôt bien lotis au niveau des places d'examen. Il y a un bureau d'éducation routière et une administration qui est à leur écoute. C'est très important. Ça permet aussi de créer le lien entre les inspecteurs du permis de conduire et les écoles de conduite. Le responsable de l'administration qu'on a rencontré se travaille ardument sur le sujet et essaie de trouver des endroits les plus aptes pour que les élèves puissent passer l'examen avec le moins de stress possible.


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