Trafics de drogues : les douanes tirent la sonnette d’alarme face aux nouvelles méthodes de circulation
Le narcotrafic change de visage entre les Antilles et l’Hexagone. Moins de mules dans les avions, mais beaucoup plus de drogue qui circule autrement. Les trafiquants adaptent leurs méthodes, et les douanes tirent la sonnette d’alarme.
C’est un glissement discret, mais bien réel. En 2025, le trafic de cocaïne par voie aérienne reste à un niveau élevé entre les Antilles-Guyane et la France hexagonale. Mais les méthodes évoluent. Moins de passeurs humains d’abord : en Martinique, 86 « mules » ont été interpellées cette année, contre 122 en 2024. Une baisse relative, car dans le même temps, un autre canal explose : les colis.
Le fret aérien de particulier à particulier est désormais devenu le principal vecteur du trafic. Plus de saisies, et surtout plus de quantités interceptées : des centaines de kilos de drogue dissimulés dans des paquets, expédiés comme de simples envois du quotidien.
Les réseaux criminels s’adaptent
Face au renforcement des contrôles dans les aéroports, notamment en Guyane avec le « 100 % contrôle », les réseaux criminels s’adaptent. Moins de risques humains, plus de logistique. Résultat : un trafic toujours aussi massif, mais plus difficile à détecter.
En 2024 déjà, plus de deux tonnes de cocaïne avaient été saisies dans les territoires ultramarins concernés. Une pression constante, qui oblige les autorités à revoir leurs stratégies.







