Affaire Laurie Salin, la "Boss Lady" : son avocate dénonce un « lynchage médiatique »
Alors que la Chambre des Appels Correctionnels doit rendre sa décision le 23 juin, Me Lorenza Bourjac hausse le ton. L'une des avocates de Laurie Salin, "Boss Lady", dénonce une dérive médiatique notamment au national et des attaques racistes et sexistes dont sa cliente fait l'objet sur les réseaux sociaux.
L'affaire liée à Laurie Salin, surnommée "Boss Lady" continue de faire réagir bien au-delà des prétoires.
Condamnée en première instance à huit ans de prison pour un trafic d'armes présumé entre la Dominique et la Guadeloupe, la femme de 39 ans a clamé son innocence le 5 mai devant la cour d'appel de Basse-Terre, où sa défense a plaidé la relaxe pour absence de preuves matérielles.
Bien que le ministère public ait revu ses réquisitions à la baisse en réclamant désormais cinq ans d'emprisonnement, la décision finale a été mise en délibéré et sera rendue le 23 juin prochain.
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Une « manœuvre » dénoncée
Face à ces réactions provoquées, Me Lorenza Bourjac, l'une de ses avocates, dénonce une couverture médiatique qu'elle juge excessive et s'inquiète des commentaires racistes et sexistes publiés sur les réseaux sociaux.
À un moment donné, il faut cesser de vouloir faire des Guadeloupéens, et particulièrement d'une femme, de parfaits chefs de gangs. Cette femme subit aujourd'hui un véritable lynchage médiatique. Je comprends mieux l'objectif désormais, à l'approche de la décision attendue pour le 23 juin. C'est une femme, une Guadeloupéenne. Ce n'est ni une prostituée, malgré ce que j'ai pu lire, ni une trafiquante d'armes. Elle est certes victime, mais d'abord d'elle-même, car elle s'est beaucoup exposée sur les réseaux sociaux comme tant d'autres le font. Aujourd'hui, la justice exploite ces éléments, et l'on voit bien que cela a été fait à dessein. Le 23 juin, la Chambre des Appels Correctionnels rendra sa décision : tout cela est donc une manœuvre pour influencer cette décision. En effet, les réquisitions sont tombées en deçà de la première instance, le parquet n'ayant requis contre elle que cinq ans de prison avec une interdiction du territoire des Outre-mer. Selon l'avocat général de ce jour-là, elle devrait aller en Hexagone pour se faire oublier. Quoi qu'il en soit, les réquisitions finales restent bien moindres.







