Ouverture des boulangers et fleuristes le 1er mai : « C'était inconcevable de devoir fermer »
Le 17 avril dernier, le Premier ministre a annoncé l'autorisation d'ouverture pour les boulangers et fleuristes le 1er mai. Basée sur le volontariat et une rémunération doublée, cette mesure offre une flexibilité attendue par les artisans, qui arbitrent désormais leur future ouverture.
Les boulangers-pâtissiers et les fleuristes indépendants pourront désormais ouvrir leurs portes le 1er mai.
Cette mesure a été annoncée par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, ce vendredi 17 avril. Un projet de loi encadrant cette décision a également été présenté.
Un sursis vital pour les artisans
L'objectif selon Matignon : sécuriser l’activité des boulangeries, « indispensables à la continuité de la vie sociale », et des fleuristes, « traditionnellement associés au 1er mai » avec la vente de muguet.
En ce jour férié et chômé, les salariés pourront travailler sur la base du volontariat et auquel cas, ils seront payés double. Une annonce que les artisans des secteurs concernés attendaient.
Iris Constantin, propriétaire du Jardin d’Iris à la Galleria, voit cette mesure d’un très bon œil :
En tant que fleuristes artisans, nous soutenons pleinement cette décision. C'était inconcevable de devoir fermer un 1er mai, qui est une journée de vente essentielle. Certes, la convention collective définit le 1er mai comme un jour férié, mais il reste ouvré chez les fleuristes sous certaines conditions. Pour les salariés, cela repose sur le volontariat : une décharge doit être signée pour attester de leur accord, conformément aux règles conventionnelles et aux recommandations de notre Chambre syndicale de Paris. Enfin, dans ce contexte actuel un peu morose, je pense que tout le monde a besoin de travailler.
L'arbitrage des boulangers
Une mesure à laquelle adhère Ludovic Magit, directeur de la Magit du Boulanger. Ce dernier a décidé de ne pas ouvrir pas sa boutique pour autant ce jour-là :
Globalement, c’est une excellente décision. Elle permet aux confrères situés dans des zones géographiques stratégiques de rester ouverts sans interdiction de travailler, ce qui est une très bonne chose pour leur chiffre d'affaires. En revanche, pour d'autres secteurs à faible affluence, comme c'est mon cas, je préfère rester fermé car l'activité ne suivra pas. Aujourd'hui, les charges sociales sont telles que payer les salariés double sans un chiffre d'affaires proportionnel n'est pas rentable ; nous préférons alors leur accorder du repos. Bien entendu, si je me trouvais dans une zone de chalandise à fort passage le 1ᵉʳ mai, nous ouvririons dès lors que la loi l'autorise.







