1,2 million d’euros à réunir pour le financement collectif d’un mémorial national des victimes de l’esclavage à Paris

Par 04/02/2026 - 08:44 • Mis à jour le 04/02/2026 - 18:58

Le professeur Serge Romana, co-président du futur Mémorial national des victimes de l’esclavage, est actuellement en Guadeloupe. Il mène une campagne de mécénat afin de permettre aux territoires ultramarins de participer au financement de ce projet d’envergure nationale, dont l’inauguration est prévue en mars 2027 à Paris.

    1,2 million d’euros à réunir pour le financement collectif d’un mémorial national des victimes de l’esclavage à Paris
Le Professeur Serge Romana, Co président du Mémorial National des Victimes de l'Esclavage

Le Mémorial national des victimes de l’esclavage doit voir le jour dans un an, dans les jardins du Trocadéro, au pied de la tour Eiffel. Un emplacement symbolique, choisi pour donner à l’histoire de l’esclavage une visibilité nationale et internationale.

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Le coût total du projet est estimé à six millions d’euros. L’État finance l’essentiel du budget, à hauteur de 4,8 millions d’euros. Il reste cependant 1,2 million d’euros à réunir, notamment par le biais de dons et de contributions privées.

Une campagne de mécénat

Après deux réunions organisées en Martinique, Serge Romana est désormais en Guadeloupe. Il a rencontré, ce lundi soir, des acteurs issus de différents milieux socio-économiques au CGOSH de Rivière-Sens, à Gourbeyre. L’objectif est de mobiliser des fonds afin que les ultramarins puissent être partie prenante de ce mémorial.

Le professeur poursuivra cette démarche dans d’autres territoires concernés par l’histoire de l’esclavage, notamment en Guyane, à Saint-Martin et à La Réunion. Ces régions sont directement liées aux 215 000 noms d’ancêtres identifiés et appelés à figurer dans ce lieu de mémoire. Pour Serge Romana, ce mémorial est important à la fois pour la reconnaissance des victimes et pour la transmission de l’histoire des territoires ultramarins. 

Le premier objectif, c'est qu'il soit honoré. Ça, c'est clair et net qu'il soit reconnu. Le deuxième objectif, c'est que cette histoire, celle de l'esclavage, celle de la traité de l'esclavage, puisse avoir une visibilité nationale et internationale. Et là, elle l'a. Troisièmement, c'est une visibilité extraordinaire pour nos pays. La Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Saint-Martin, qui se rendent visibles au monde par leur histoire. Donc, c'est quand même important. Et donc je mène une campagne de mécénat parce que le budget de ce mémorial est de 6 millions d'euros à peu près. Et l’Etat prend 4,8 millions d'euros.

La campagne de mécénat se poursuit donc dans les différents territoires concernés, avec l’objectif de compléter le financement restant d’ici l’inauguration prévue en mars 2027.


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