Foire de Paris 2026 : l'heure du bilan pour les délégations antillaises au pavillon Outre-Mer

Par 12/05/2026 - 14:50

Après 12 jours d'exposition à la Porte de Versailles, le pavillon Outre-Mer tire son bilan. Si la délégation de Guadeloupe se félicite d'un soutien régional renforcé, les exposants de la Martinique déplorent un manque d'accompagnement financier des collectivités locales qui menace leur présence future.

    Foire de Paris 2026 : l'heure du bilan pour les délégations antillaises au pavillon Outre-Mer

La Foire de Paris refermait ses portes ce lundi soir (11 mai) après 12 jours de festivités et de commerce au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. Comme chaque année, le pavillon Outre-Mer a été l'un des pôles d'attraction de cet événement.

Des acteurs soutenus

Côté Guadeloupe, le bilan est globalement positif malgré un contexte difficile marqué par l'inflation et la hausse des prix de l'énergie.

Le président de la Chambre des Métiers et de l'Artisanat de la Guadeloupe, Simon Vainqueur, se félicite de l'offre proposée par les 36 exposants qui l'accompagnaient.

Ce dernier dresse un portrait enthousiaste de cette édition, soulignant la force du lien entre les exposants et leur public :

Le bilan est extrêmement satisfaisant. Cette 122e édition confirme que la Foire de Paris reste le rendez-vous incontournable de la communauté antillaise en Île-de-France. Nos 36 artisans accompagnés affichent une pleine satisfaction, renforcée par la visite du président de région, Ary Chalus. Sa présence, couplée à la signature prochaine d'une convention triennale, est un signal très rassurant pour l'avenir. Je tiens à remercier chaleureusement nos partenaires ainsi que l'ensemble des exposants qui ont fait de cet événement un véritable succès.

Des aides qui manquent

Côté Martinique, le bilan est toutefois plus mitigé. Dans ce même contexte économique tendu, les artisans de l'île regrettent également un manque de soutien des collectivités locales.

La présidente de l'association Cape Antilles, Nuccia Alamelou, qui chapeautait le déplacement, relance un appel à l'aide des institutions pour accompagner cette présence dans la capitale.

Cette dernière tire la sonnette d'alarme sur les difficultés financières rencontrées, malgré la volonté farouche de promouvoir les savoir-faire de l'île :

Nous sommes ici pour faire rayonner la Martinique, mais nous nous sentons trop peu soutenus. Si le Comité Martiniquais du Tourisme et nos partenaires médias comme RCI nous épaulent, l'absence d'aide de la Collectivité et des chambres consulaires est critique. Pour cette édition, nos 15 participants ont fait l'effort de ne pas répercuter leurs coûts d'investissement sur les clients en maintenant les prix de l'île, mais cette situation n'est plus tenable. Sans un véritable accompagnement institutionnel, je crains que la présence de la Martinique ne soit compromise pour les années à venir.


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