Carburant : le gouvernement annonce 710 millions d’euros d’aides supplémentaires
Dans un contexte de crise au Moyen-Orient, le gouvernement a annoncé ce jeudi (21 mai), 710 millions d’euros d’aides supplémentaires à destination des entreprises et des travailleurs, face à la hausse des prix du carburant.
Ce jeudi (21 mai), lors d’une conférence de presse, le gouvernement a annoncé 710 millions d’euros d’aides supplémentaires, face à la hausse des prix du carburant, dans un contexte de crise au Moyen-Orient. Ces aides, viennent s’ajouter aux 470 millions d’euros déjà annoncé, pour un total d’1,2 milliard d’euros à destination des travailleurs et des entreprises « qui en ont le plus besoin ».
"Notre obsession, c'est que le pays doit tourner"
Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a estimé que la crise au Moyen-Orient allait "durer, sous une forme ou une autre", avec un retour à la normale au plus tôt, entre "l'été et l'automne" pour l'économie mondiale. Dans ce contexte, il affirme : « notre obsession, c'est que le pays doit tourner. »
C’est pourquoi, l’aide forfaitaire aux carburants sera reconduite pour trois mois, ainsi que les aides à l’achat de carburants agricole et de pêche. Ces aides sont respectivement de : "30 à 35 centimes d'euros par litre de gazole" pour les pêcheurs, selon "le cadre défini par la Commission européenne", et de "15 centimes par litre de GNR pour les agriculteurs", a précisé Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement.
Une « aide à l'achat » de voitures électriques sera également mise en place en octobre pour les chauffeurs de taxi.
De nouvelles mesures
Des nouvelles mesures voient également le jour : un soutien aux aides à domicile, ainsi qu'un doublement de 300 euros à 600 euros de la prime défiscalisée, que les entreprises peuvent verser aux salariés dépendant de leur véhicule pour se rendre à leur travail.
Déclenché fin février par les États-Unis et Israël contre l'Iran, le conflit au Moyen-Orient a conduit à un blocage du détroit d'Ormuz, par où transite un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié.
Une quasi-paralysie qui fait flamber les prix des carburants et renchérit les matériaux dérivés du pétrole comme le plastique.







