Guerre au Moyen-Orient : "L'Iran porte la responsabilité première", les mots d'Emmanuel Macron

Par 03/03/2026 - 16:55 • Mis à jour le 03/03/2026 - 18:10

Emmanuel Macron a annoncé ce mardi 3 mars un déploiement militaire d’envergure, incluant le porte-avions Charles de Gaulle. Pointant la responsabilité de Téhéran, le chef de l’État muscle la présence française pour sécuriser la région et protéger les ressortissants. Deux bases militaires françaises ont subi des "frappes limitées" selon le chef de l'État.

    Guerre au Moyen-Orient : "L'Iran porte la responsabilité première", les mots d'Emmanuel Macron

Dans une allocution ce mardi 3 mars, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé un renforcement massif du dispositif militaire français au Moyen-Orient.

Tout en pointant du doigt la responsabilité de Téhéran dans l'embrasement actuel, le chef de l'État a ordonné le déploiement de moyens aéronavals et aériens de premier plan pour protéger les intérêts français et sécuriser la région.

Un déploiement militaire d’envergure

Face à l'urgence de la situation, la France muscle sa présence dans l’Est de la Méditerranée. Le fleuron de la Marine nationale, le porte-avions Charles de Gaulle, a reçu l’ordre de faire route vers la zone, accompagné de son escorte de frégates et de son groupe aérien embarqué.

Ce déploiement est complété par des moyens déjà opérationnels ou en cours d'acheminement : l'envoi immédiat d'avions de chasse Rafale, de radars aéroportés et de systèmes de défense anti-aérienne, la frégate Languedoc est attendue au large de Chypre dès ce mardi soir. Le renforcement des capacités de défense anti-aérienne sur l'île de Chypre.

"L'Iran porte la responsabilité première"

Le Président a tenu un discours de fermeté inédit à l'égard du régime iranien. S'il reconnaît que les frappes menées par Israël et les États-Unis contre l'Iran l'ont été « en dehors du droit international », il a affirmé qu'« aucun bourreau » ne serait « regretté », faisant explicitement référence à l'élimination de hauts responsables iraniens, dont le guide suprême Ali Khamenei.

« L'Iran porte la responsabilité première du déclenchement de ce conflit.

Parallèlement, le chef de l'État s'efforce de maintenir une ligne d'équilibre diplomatique rigoureuse dans la région. Tout en mettant en garde Israël contre une éventuelle opération terrestre au Liban, qu'il qualifie d'« escalade dangereuse » et d'« erreur stratégique », il condamne fermement le Hezbollah, accusant le mouvement pro-iranien d'avoir commis une « faute majeure » en initiant les frappes contre le territoire israélien.

Sur le plan de la sécurité maritime, la France affiche son ambition de bâtir une coalition internationale, dotée de moyens militaires, afin de garantir la liberté de navigation et de sécuriser les passages stratégiques du détroit d'Ormuz et du canal de Suez.

Protection des ressortissants et sécurité nationale

L'exécutif a confirmé l'engagement actif de la France dans les hostilités, précisant que des drones avaient été abattus « en légitime défense » dès les premières heures du conflit, alors même que deux bases françaises subissaient des frappes causant des dégâts matériels.

Dans ce contexte de tension, la priorité demeure la sécurité des populations, tant à l'étranger qu'en France. Ainsi, les premières opérations de rapatriement s'organisent avec l'atterrissage de deux vols de ressortissants français prévu à Paris dès ce mardi soir.

Parallèlement, sur le territoire national, le dispositif Sentinelle a été renforcé afin d'assurer une vigilance accrue autour des sites et des personnes les plus exposés.


Tags

À lire également