En Guadeloupe, le chanteur martiniquais Ray Ouamba condamné pour viols incestueux et agressions sexuelles
Le chanteur martiniquais Ray Ouamba a été condamné le 7 mai par la cour criminelle de Basse-Terre à 10 ans de réclusion criminelle pour viols incestueux et agressions sexuelles sur sa belle-fille mineure.
Le verdict a été rendu. Ray Ouamba a été reconnu coupable de viols incestueux et d’agressions sexuelles commis sur sa belle-fille, âgée entre 7 et 13 ans au moment des faits.
Le chanteur était incarcéré en Guadeloupe depuis le 2 août 2024. En plus d’une peine de 10 ans de réclusion criminelle pour ces faits, les juges ont prononcé son inscription au fichier des délinquants sexuels. L’accusé fait également l’objet d’une obligation de soins, d’une interdiction d’approcher la victime et sa famille, ainsi que d’une interdiction d’exercer des activités en lien avec des enfants.
« Un sentiment de justice et d’apaisement »
À l’issue du procès, Sarah Aristide, avocate de la victime, a évoqué le soulagement ressenti par sa cliente et sa mère.
C’est un sentiment de justice, d'apaisement, parce que ma jeune cliente et sa mère avaient besoin d'une réponse pénale sur des faits graves, et qui étaient quand même explicités pendant deux ans sous l'angle de la provocation, de la tentation de ce que la victime avait pu générer d'elle même sur un adulte. Et au fur et à mesure des débats, il y a eu de la part de Monsieur Ouamba une sorte de prise de conscience, une envie d'assumer, de dire oui, c'est moi qui me suis rendu coupable et je demande pardon et je suis désolé.
Une reconnaissance importante pour la victime
Pour Sarah Aristide, il était essentiel que la jeune femme puisse être entendue et reconnue comme victime au cours du procès.
Elle a été entendue et reconnue comme victime. Il est temps maintenant pour elle de tenter de se reconstruire et de passer à autre chose. À l'audience, elle a expliqué les faits et c'était fondamental pour elle parce qu'il y a toute une série d'éléments de culpabilité, de honte et de reproches que les victimes se font. Il est fondamental qu'elles entendent que la justice passe, que la justice comprend et que dorénavant, leurs vies peuvent se dérouler autrement que dans le secret qu'elles ont eu à garder pendant aussi longtemps.
Condamné le 7 mai dernier, Ray Ouamba dispose désormais d’un délai de 10 jours pour faire appel.







