Fin de vie : les évêques de Martinique, Guadeloupe et Guyane prennent position

Par 22/01/2026 - 09:08 • Mis à jour le 22/01/2026 - 13:16

Les évêques des Antilles-Guyane s’alignent avec la tribune publiée par leurs confrères de l’Hexagone. Une prise de position qui intervient au lendemain du vote des sénateurs contre l'article qui crée une assistance médicale à mourir.

    Fin de vie : les évêques de Martinique, Guadeloupe et Guyane prennent position

Rejeté à 144 voix contre 123 au Sénat, l’article 4 de la proposition de loi sur l’aide à mourir qui entérinait le principe d’une assistance médicale à mourir poursuit sa navette parlementaire et suscite toujours plus de réactions. Les évêques de Martinique, de Guadeloupe et de Guyane se placent dans les pas des évêques de France.

Dans leur courrier, ils ne laissent pas de place au doute sur leur position : "prendre soin de la vie ne peut jamais consister à provoquer la mort".

Promouvoir les soins palliatifs

Pour Alain Ransay, David Macaire et Philippe Guiougou"introduire dans la loi une aide active à mourir même exceptionnelle ou encadrée présente un risque grave sur les plus vulnérables".

En revanche, ils soutiennent le développement des soins palliatifs. Comme Franck Desfontaine, président des associations catholiques de la Guadeloupe

Il y a déjà des prises en compte par la loi Léonetti par des sédations profondes. On ne peut pas faire une loi pour des cas particuliers, il me semble

Il est l’instigateur d’une rencontre avec des professionnels de santé et des parlementaires ce jeudi après-midi au CHU de la Guadeloupe.

Retour à l'assemblée

La loi fin de vie et l’aide à mourir n’a pas fini de faire débat. Un vote solennel sur l’ensemble de la proposition de loi reste prévu mercredi 28 janvier.

La suite du processus parlementaire devrait donc se dérouler essentiellement à l’Assemblée Nationale, où une nette majorité avait pu se dégager.


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