Fin d’Air Antilles : pour Louis Mussington, la Collectivité de Saint-Martin a « fait ce qu’il fallait faire »
Après la liquidation judiciaire d'Air Antilles, Louis Mussington, président de la Collectivité de Saint-Martin, exprime son amertume. Malgré un investissement de 20 millions d'euros, le projet de reprise a été écarté par le tribunal, menaçant la continuité territoriale et le développement économique du bassin caribéen.
La Collectivité de Saint-Martin affirme avoir « fait ce qu’il fallait faire » pour tenter de sauver Air Antilles.
C’est le message porté ce jeudi (30 avril) par son président, Louis Mussington, lors d’une conférence de presse solennelle visant à exprimer ses regrets après la disparition de la compagnie aérienne.
20 millions d'euros engagés en vain
Pour les élus de l'île, la liquidation judiciaire prononcée le 27 avril par le tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre représente un véritable « coup dur ».
Cette décision impacte lourdement la Collectivité, qui avait engagé 20 millions d'euros dans ce projet de reprise, mais fragilise également l'ensemble des Antilles françaises, désormais privées d'une concurrence saine et de dessertes essentielles.
Face aux enjeux de mobilité et d'emploi, Louis Mussington tient à clarifier sa position sur l'issue de ce dossier :
Je regrette profondément la décision du Tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre. J'ai une pensée toute particulière pour les salariés d'Air Antilles, ceux qui sont en poste à Saint-Martin, de même que ceux qui sont en poste à Pointe-à-Pitre et aussi à Fort-de-France. Nous avons toujours défendu leurs intérêts. Pour nous, il était important d'assurer ou de garantir la continuité territoriale, d'offrir à nos compatriotes la possibilité de se rendre soit à Pointe-à-Pitre, soit à Fort-de-France, pour des raisons de santé, de scolarité pour nos jeunes, pour les échanges familiaux, pour le déplacement en termes de développement touristique et aussi pour garantir ce que j'appelle la connectivité caribéenne. Il y avait cette possibilité de développer un partenariat avec Liat. Malheureusement, ce projet est resté lettre morte parce que le tribunal a décidé autrement. Je regrette profondément les déclarations de la DGAC, des technocrates qui sont à Paris, une méconnaissance totale de la réalité du terrain. Il y avait moyen de créer des emplois sur le territoire de Saint-Martin et aussi sur les autres îles de la Caraïbe.







