3 radars visés par des incendies ou tentatives ce week-end

Par 24/05/2026 - 19:09 • Mis à jour le 24/05/2026 - 19:26

En Guadeloupe, la tension monte encore autour des radars automatiques. Quelques semaines après l’annonce du préfet d’installer neuf nouveaux appareils sur l’archipel, les actes de dégradation se multiplient ces derniers jours.

    3 radars visés par des incendies ou tentatives ce week-end
Image d'illustration

La série se poursuit. Après celui de Versailles à Petit-Bourg cette semaine, plusieurs radars automatiques ont aussi été visés ces dernières heures dans un contexte de forte tension autour du renforcement de leur installation.

À Colin, à Petit-Bourg vers 2h du matin, un radar tourelle a été incendié. À Calebassier, Basse-Terre, une tentative a également été signalée.

Et ce dimanche, un troisième radar a été ciblé à Morne-à-l’Eau. Des pneus ont été placés au pied de l’appareil dans l’objectif de le détruire. Mais les autorités ont pu intervenir rapidement avant que le feu ne prenne.

Trois radars visés en quelques heures

Depuis l’annonce du préfet de Guadeloupe sur nos ondes début mai, promettant l’installation de neuf nouveaux radars sur le territoire, la contestation autour de ces équipements ne cesse de grandir.

Pour l’État, ces dispositifs doivent permettre de renforcer la sécurité routière après plusieurs accidents graves et mortels. Mais pour une partie de la population, ils symbolisent une politique jugée répressive.

Des peines lourdes 

Le préfet avait déjà condamné fermement les précédents actes de dégradation. La destruction ou la tentative de destruction d’un radar automatique constitue un délit puni par la loi, avec des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

 


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