Une entreprise condamnée pour avoir licencié un salarié qui dénonçait du racisme
Dans l’hexagone, la justice a récemment condamné une entreprise du secteur aéronautique à réintégrer un ancien chef d’équipe licencié après avoir signalé des propos et comportements à caractère raciste. L’employeur devra également verser plus de 304 000 euros de salaires et 10 000 euros de dommages et intérêts.
Le salarié avait alerté sa hiérarchie sur des expressions comme « clan des îles » ou « gang antillais », utilisées pour désigner certains collègues.
Il avait aussi dénoncé l’utilisation présumée d’un symbole « white power de suprémaciste blanc ». Des témoignages ont par ailleurs confirmé des insultes visant ses origines.
"face à ces signalements répétés de harcèlement moral et de discrimination raciale, la direction de l’entreprise avait fait le choix de licencier le salarié pour faute grave". Une décision annulée par les prud’hommes, puis confirmée en appel.
Une "protection légale"
Les magistrats rappellent qu’un salarié qui dénonce de bonne foi des faits de harcèlement ou de discrimination bénéficie d’une protection légale. Un licenciement motivé par ces alertes est considéré comme nul par la Justice.
Au total, le salarié obtient l’équivalent de sept ans et demi de salaire, tandis que la LICRA, également partie à la procédure, se voit attribuer 3 000 euros de dommages et intérêts.







