Vie chère aux Antilles : le groupe GBH plaide pour une réforme axée sur les revenus et l'emploi
Ce mardi 10 février, l’Autorité de la concurrence a écarté l'existence de "surmarges" en Martinique, pointant des profits souvent inférieurs à l'Hexagone. Si elle prône neuf mesures de transparence, l'instance lie les prix élevés à des coûts structurels. Pour le groupe GBH, ce constat doit réorienter le débat vers le vrai sujet : le niveau des revenus et la production locale.
Pourquoi les prix restent-ils si élevés aux Antilles ? Selon l’Autorité de la concurrence, les marges des grossistes et de la grande distribution ne seraient pas le principal problème.
Dans un avis publié cette semaine, l'autorité pointe plutôt des causes structurelles : une dépendance aux importations, des coûts logistiques ainsi que le problème de la fiscalité locale et de la étroitesse du marché.
"Il n'existe pas de surmarge dans la distribution locale"
L’Autorité de la concurrence dénonce aussi des contrôles insuffisants et un manque de transparence. Souvent pointé du doigt ces derniers mois, le groupe GBH se félicite de ces conclusions.
Pour Christophe Bermont, directeur des hypermarchés du groupe GBH, la résolution de la crise passera par une analyse lucide des marges et un soutien massif à la production locale :
Cet avis de l'Autorité de la concurrence, instance indépendante, vient de confirmer les conclusions de ses rapports de 2009 et 2019 : il n'existe pas de surmarge dans le secteur de la grande distribution locale. Le nouveau rapport sollicité par le Gouvernement en janvier 2025 établit une conformité des marges commerciales avec celles de l'Hexagone. Plus significatif encore, l'étude démontre que les marges nettes et les bénéfices réalisés sur notre territoire sont inférieurs à la moyenne nationale. J'espère que ce projet de loi prendra la mesure des constats établis de longue date et confortés par l'avis de l'ADLC. Il est impératif d'intégrer nos facteurs structurels : dépendance aux importations, coûts logistiques, fiscalité et étroitesse de nos marchés. Par ailleurs, je déplore que ce texte néglige la question des revenus. Comme le rappelait le CESER, 70 % de l'écart de prix s'explique par le différentiel de revenus entre l'Hexagone et l'Outre-mer. Pour lutter durablement contre la vie chère, nous devons impérativement muscler notre économie locale, notre industrie et l'emploi. C'est là le véritable moteur du développement de la Martinique.







