"Nous affirmons avec force n’avoir rien à nous reprocher", réagit GBH après l'annonce d'une enquête de la HATPV

Par 20/03/2025 - 10:28 • Mis à jour le 20/03/2025 - 20:01

Le groupe GBH se défend dans un communiqué des nouvelles accusations sur son influence présumée sur la sphère politique.

    "Nous affirmons avec force n’avoir rien à nous reprocher", réagit GBH après l'annonce d'une enquête de la HATPV

"Nous affirmons avec force n’avoir rien à nous reprocher", affirme le Groupe Bernard Hayot dans un communiqué publié au lendemain d'un nouvel article à charge du quotidien Libération paru le mercredi 19 mars 2025. Le journal national qualifie la relation du groupe privé avec les pouvoirs publics de "lobbying intense". Sont notamment pointés du doigt les rencontres entre Bernard Hayot et les différents ministres des Outre-mer.

Dans sa ligne de défense, le groupe martiniquais vise d'abord le journal. "Nous observons que ces attaques répétées, signées par le même journal, s’inscrivent dans une démarche malveillante et de déstabilisation" avant de préciser qu'une procédure en diffamation a été engagée contre le quotidien national.

Concernant l'enquête de la Haute Autorité sur la Transparence de la Vie Publique, la holding au 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires dit n'en avoir "aucune connaissance" à ce jour.

L'article se fonde uniquement sur une action initiée par l’association Transparency International, dont le délégué général pour la France a précédemment occupé des fonctions clés sur les questions économiques au sein des cabinets de deux ministres des Outre-mer

GBH dit s'interroger sur "l’impartialité de cette démarche". Néanmoins, le groupe assure avoir une "totale confiance dans la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, à qui nous nous tenons à disposition pour toute information nécessaire".

Lire aussi « Lobbying intense » : le Groupe Bernard Hayot visé par une enquête de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique

Selon nos informations, la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique n'a ni confirmé, ni infirmé l'ouverture d'une procédure. L'institution refusant de communiquer sur les signalements qu'elle est susceptible de recevoir.

"Campagne de déstabilisation"

Toujours dans ce même communiqué, le groupe qui emploie 17 000 collaborateurs dans le monde, principalement dans les Outre-mer, pointe du doigt "la campagne de déstabilisation".

Ces dernières semaines, GBH a été la cible de nombreuses critiques notamment de la part du ministre des Outre-mer, Manuel Valls. Ce dernier évoquait un rôle d'étouffement de l'économie ultramarine de la part d'un grand groupe.

Le groupe très présent dans la distribution alimentaire et automobile fait aussi l'objet de deux procédures judiciaires. L'une qui a conduit à la publication de ses comptes consolidés, l'autre pour entente et abus de position dominante. Cette dernière fait suite à un article publié déjà dans le quotidien Libération. Le quotidien, s'appuyant sur le témoignage anonyme d'un ancien cadre de l'entreprise, entendait démontrer ses pratiques commerciales abusives.

Pour sa part, GBH qui craint que "cette stigmatisation permanente menace de plonger la Martinique dans une crise majeure" souhaite que "toute la lumière soit faite sur l’origine de ces attaques".


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