Ouragan Melissa : une collecte de fonds pour acheminer des médicaments en Jamaïque
L’association Caribbean Doctors a ouvert une cagnotte Leetchi afin d’acheter des médicaments et du matériel médical après le passage de l’ouragan dévastateur Melissa en Jamaïque. En lien avec le CHU de Martinique, les médecins prévoient une mission d’urgence pour acheminer l’aide sur place.
Pour venir en aide aux familles sinistrées de la Jamaïque, aux blessés et aux malades, plusieurs collectes sont organisées sur en Martinique.
L’association Caribbean Doctors a, elle aussi, lancé une collecte de fonds afin d’acheter des médicaments aux victimes de l’ouragan Melissa.
Créée en 2000 par des médecins d’origine caribéenne et africaine, son but est de de venir en aide aux différents pays de la Caraïbe en cas de catastrophes naturelles, humaines, crises sociales et épidémie.
Ils ont d’ailleurs pu s’illustrer lors du tremblement de terre en Haïti en 2010 ou encore lors du passage de l’ouragan Maria en 2017.
Afin de récolter les fonds nécessaires, une cagnotte Leetchi a été mise en place le lendemain de la catastrophe.
« Pour assurer la continuité des soins »
Jonathan Florentin, médecin urgentiste au CHU de Martinique et secrétaire général de Caribbean Doctors Association, explique comment s’organise la collecte.
Nous avons été sollicités dans un premier temps, dans le cadre de notre relation avec l'Université de West Indies, par le biais de collègues anesthésistes qui ont très rapidement fourni une liste de médicaments et matériel médical de premières nécessités pour assurer la continuité des soins. Cette mission a commencé à se monter dès le premier jour. Jusqu'à présent, nous nous sommes alliés aux efforts du CHUM, qui va apporter un soutien, notamment en matière de matériel, de médicaments et va envoyer aussi une équipe. Et notre association se positionne, dans un premier temps, sur une première mission de reconnaissance avec l'achat rapide de matériel médical et de médicament de première urgence, qui sera délivrée à nos confrères sur place.
« Là où il y en a le plus besoin »
Afin d’être le plus efficace possible, Jonathan Florentin explique comment son équipe et lui-même vont s’organiser sur le terrain.
On a déjà financé un certain nombre de médicaments dans le but d'apporter l'aide là où c'est le plus urgent et là où on en a le plus besoin. Mais dans les jours et les semaines à venir, on pourra toujours continuer de participer puisque, je pense, que des missions un peu plus conséquentes s'organiseront. La présence sur place de nos confrères qui sont membres de l'association, ainsi que notre reconnaissance du terrain, garantissent la pertinence des ressources à cheminer. Et ça assure aussi le fait que les médicaments et le matériel fourni soient distribués là où on en a le plus besoin. Ils ne vont pas passer par la décentralisation de dons. On amène, via nos membres qui sont des médecins, des universitaires en Jamaïque, directement les médicaments et le matériel médical, là où ils sont nécessaires.
« Les plus petits dons sont les bienvenus »
Mais l’idée n’est pas d’acheter tout et n’importe quoi. Jonathan Florentin explique comment les médicaments ont été choisis.
On fait appel à la population, aux entreprises, dans le but de nous aider à financer des médicaments et du matériel médical. C'est pourquoi on a choisi l'option de mettre en place une cagnotte Leetchi. Après, notre association a déjà des partenariats avec des entreprises pharmaceutiques, de dispositifs médicaux et également avec le CHUM. Donc, secondairement, ces financements permettront en toute clarté d'acheter les médicaments de la liste adressée par nos collègues de la Jamaïque. Les plus petits dons sont les bienvenus. Par exemple, avec 10 euros, on peut acheter une dose d'antibiotiques qui permettra de prendre en charge un malade de réanimation parce qu'il y a bien entendu des problématiques infectieuses. Les médicaments les plus importants sont les antibiotiques, les médicaments de réanimation, qui servent à la réanimation des arrêts cardiaques, tout ce qui sert à la sédation des patients. Ce sont des médicaments de premières nécessités pour ces malades graves et notamment certains types d'antibiotiques spécifiques qu'on ne peut pas trouver en pharmacie ou librement et qui ciblent des bactéries assez résistantes.








