Procès de Georges Zou et de son ex-compagne : le calme de l'accusé face aux témoignages de violences
Dernier jour d'audience ce vendredi (27 mars) à la cour criminelle de Fort-de-France. Face aux accusations de violences et d'emprise, Georges Zou a maintenu une ligne de défense imperturbable lors de son ultime interrogatoire, niant toute responsabilité malgré la présentation de preuves accablantes.
Le procès de Georges Zou et de son ex-compagne touche à sa fin ce vendredi 27 mars devant la cour criminelle de Fort-de-France.
Le psychothérapeute et son ex-compagne sont poursuivis pour des faits de viols, tortures et actes de barbaries, et de complicité de viols.
Durant cette dernière matinée d’audience, les questions se sont enchaînées face à un Georges Zou faisant preuve d’un calme déconcertant.
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Une version des faits contestée
Rien ne semble ébranler l'accusé qui, tout au long de sa prise de parole, maintient une ligne de défense constante en ne reconnaissant aucune des accusations portées contre lui.
Les débats sont revenus sur l'origine des faits, dès la première rencontre avec la victime, lors d’une sortie en bateau.
Georges Zou affirme n’avoir eu, à ce moment-là, aucune arrière-pensée envers la jeune fille, expliquant qu'il entretenait alors une relation sexuelle avec la mère de celle-ci, Claude P.
Interrogé par le président sur le début de ses rapprochements avec la jeune fille, il a soutenu qu’ils avaient été progressifs jusqu’à ce que, selon ses dires, elle tombe amoureuse de lui. Il est allé jusqu’à déclarer avoir reçu le « feu vert » de la mère.
C’est à cette période que débutent pour l'adolescente des relations sexuelles qu’elle qualifie elle-même de systématiques, quotidiennes et traumatisantes.
Une absence de remise en question
Pour sa défense, Georges Zou évoque une relation intense où tout était consenti et dénué de conflit. « Tout ce que j’ai vu, c’est une fille amoureuse », a-t-il rétorqué. Si l’accusé reconnaît aujourd’hui la souffrance de la victime, il affirme cependant ne pas en être responsable.
L’audience a ensuite abordé le volet des violences physiques. Des photos de Claude P., le visage tuméfié, ont été présentées à la cour.
Là encore, Georges Zou conteste en être l’auteur, provoquant une vive réaction de son ex-compagne : « C’est dégueulasse. Tu aurais pu au moins reconnaître ça », s'est exclamée Claude P.
Le président a souligné que l’accusé ne semble porter aucun regard critique sur ses actes.
Questionné sur sa capacité à admettre que des personnes vulnérables aient pu être sous son emprise, Georges Zou a affirmé ne pas savoir faire la différence entre le sentiment amoureux et l’emprise.
À l’issue de plus de deux heures de prise de parole, il a fini par admettre un sentiment de culpabilité, tout en précisant qu'il ne s'estime pas coupable pour autant.
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