Procès de Georges Zou et son ex-compagne : une affaire « extrêmement difficile » rappelle l'avocate de la partie civile
Depuis hier 25 mars et jusqu’à demain, la cour criminelle de Fort-de-France juge un psychothérapeute, Georges Zou, et son ex-compagne pour des faits de viols et de complicité de viols. Après une première journée d’audience, parmi les trois avocats des différents parties, deux se sont exprimés.
Ouvert mercredi 25 mars, le procès de Georges Zou, psychothérapeute, et de son ex-compagne se poursuit jusqu’à demain devant la cour criminelle de Martinique. Tous deux sont poursuivis pour des faits de viols et de complicité de viols.
À l’audience, deux victimes étaient présentes sur le banc des parties civiles. Mais dans ce dossier, la mère de l’une d’elles est jugée pendant ces trois jours au côté de celui qui était son thérapeute. Elle est accusée de lui avoir livré sa propre fille.
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Lors de cette première journée, la cour s’est attachée à examiner en détail la personnalité des accusés.
Georges Zou a été décrit à la fois comme un homme aimable et travailleur, mais aussi comme violent, manipulateur et pervers. Son ancienne patiente, devenue sa compagne puis ex-compagne, est apparue comme une femme fragile, inscrite dans une relation de dépendance.
Une mère décrite comme sous emprise
Pour la défense de la mère, la question de l’emprise est centrale. Son avocat, Max Bellemare, a insisté sur son état psychologique au moment des faits.
Lorsqu'on mélange l'amour, la dépendance, l'emprise, avec toutes les blessures que cette femme a pu avoir dans la vie, elle a été aveugle, elle n'a pas vu tout ce qu'elle aurait dû voir. L'expert le dit. Il lui dit qu'elle était dans un discours de vérité et lorsqu'on parle de sa fille, elle était aimante, et ça peut paraître bizarre, mais elle était très, très triste. Elle ne lui a pas donné sa fille. Cet homme a profité d'une faiblesse de cette femme en grande détresse, dépressive, en incapacité de lui résister. Et il a profité de ça pour pouvoir abuser de la fille.
Du côté des parties civiles, l’avocate Tifany de Freminville a décrit un procès particulièrement éprouvant :
C'est extrêmement difficile pour les victimes qui pleurent régulièrement, malheureusement, parce que ça se passe un peu dans le cadre familial. On a quand même une maman qui est mise en accusation pour avoir mise à disposition sa fille à son thérapeute. C'est très dur pour elle d'avoir sa mère face à elle sur le banc des accusés, d'avoir une personne qu'elle a été contrainte de fréquenter et entendre les différents psychologues, psychiatres. On a entendu aussi sa fille à la barre. Sa fille qui est venue expliquer que son père était une personne horrible.
Me Maya Saxemard, l’avocate de Georges Zou, n’a pas souhaité communiquer, à ce stade, alors que « le procès est en cours ».
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