Procès de Georges Zou et son ex-compagne : le récit glaçant d’une femme victime du psychothérapeute
Au deuxième jour du procès de Georges Zou devant la cour criminelle de Martinique, la victime a livré un témoignage bouleversant ce jeudi 26 mars. La jeune femme a décrit l'enfer vécu aux côtés du psychothérapeute et de sa propre mère, poursuivie pour complicité.
Ouvert ce mercredi 25 mars, le procès de Georges Zou, psychothérapeute, et de son ex-compagne se poursuit jusqu’à ce vendredi (27 mars) devant la cour criminelle de Martinique. Les deux sont poursuivis pour des faits de viols et de complicité de viols.
La victime de l’accusé a demandé à être entendue ce jeudi 26 mars au matin. Un témoignage qu’elle a elle-même qualifié de « très douloureux ».
À la barre, elle a retracé le fil d'une vie brisée, commençant par une enfance marquée par la fragilité de sa mère, qui pouvait rester enfermée des jours durant dans sa chambre.
Une demande maternelle inconcevable
Tout bascule lorsque sa mère décide de se soigner auprès du thérapeuthe. Quand cet homme annonce son intention de quitter la Martinique, la mère de la victime tente tout pour le retenir, jusqu’à demander à sa propre fille, alors mineure, de se mettre en couple avec lui.
« Elle m’a supplié à genoux. Selon elle, c’était la seule solution pour qu’elle aille mieux », a expliqué la jeune femme devant la cour.
Peu à peu, une emprise totale s'installe sur la mère, puis sur la fille. La victime décrit alors un enfer quotidien : scènes de viols, agressions sexuelles et violences physiques. Des faits qui se seraient déroulés sous les yeux de sa mère, restée sans réaction.
Elle évoque même des relations sexuelles imposées alors que tous trois partageaient le même lit.
L’engrenage de l’emprise et de la violence
L’horreur franchit un nouveau cap lorsque l’accusé exige un enfant. Sa mère ne pouvant plus en avoir, il demande à la jeune fille de porter son bébé. Sous emprise, elle finit par céder : « J’ai fini par dire oui... Je me disais que je devais l’aimer pour survivre, pour ne pas me tuer ».
Si elle a fini par réussir à quitter le domicile, les séquelles sont profondes. Hospitalisée à deux reprises en psychiatrie après les faits, elle reste aujourd’hui lourdement suivie.
« Cet homme a détruit ma vie, il a détruit ma maman, il a pris tout ce qu’elle avait », a-t-elle déclaré, terrifiée.
Interrogée par le président sur ses attentes, la jeune femme a exprimé un double besoin. Envers sa mère, elle espère des excuses et une reconnaissance : « J’aimerais qu’elle me croie, qu’elle reconnaisse ce qu’elle a vu ».
Envers l’accusé, sa position est radicale : « J’espère qu’il pourrira en prison, qu’il prendra le maximum ».
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