Journée de sensibilisation au handicap : le sport et l’immersion au cœur de l'échange à Petit-Bourg
Réunies au Palais des Sports de Petit-Bourg ce jeudi (21 mai), plusieurs associations ont proposé des ateliers immersifs et sportifs pour mettre le public en situation. Un événement essentiel pour faire progresser l'inclusion des personnes en situation de handicap et mieux vivre ensemble.
Ce jeudi 21 mai, la première édition de la journée de sensibilisation au handicap et à la promotion de l’inclusion s’est tenue à Petit-Bourg, au Palais des Sports Laura Flessel.
Une journée durant laquelle les associations du territoire se sont réunies pour échanger autour des questions liées au handicap et sensibiliser le public aux difficultés d’inclusion encore présentes sur le territoire.
Se mettre à la place de l’autre
À Petit-Bourg, l’entraîneur de l’équipe handisport de basket, Emmanuel Phémius, souhaite apprendre à la population à utiliser un fauteuil, sans tabou.
Selon ce dernier, cet atelier permet avant tout de montrer qu’il est possible de continuer à pratiquer une activité sportive après un handicap :
L’atelier, c’est pour leur apprendre à faire du sport après le handicap. Entre 20 et 40 ans ils ne veulent pas de fauteuil, puis après 50 ans on leur apprend à s’en servir.
D’autres ateliers étaient proposés tout au long de la journée, comme l’initiation à la langue des signes, la sophrologie ou encore des mises en situation pour permettre au public de mieux comprendre certains handicaps, notamment le handicap visuel.
Katia Philène, coordinatrice adjointe du centre Basse Vision, explique l’objectif de ces dispositifs immersifs :
On a des casques de simulation pour que les personnes voient ce que les malvoyants voient. C'est compliqué pour les personnes extérieures. Elles ne sont pas toujours forcément comprises comme il faut.
Pour Jocelyne Unimon, vice-présidente du CCAS de Petit-Bourg et conseillère départementale, cet événement est indispensable pour faire évoluer le regard porté sur le handicap.
Elle rappelle que chacun peut être confronté au handicap au cours de sa vie et insiste sur la nécessité de mieux valoriser les personnes concernées :
Tout bien portant est capable d’être handicapé, ça n’arrive pas qu’aux autres. Ce sont des personnes qui sont presque stigmatisées. On veut montrer que vivre autrement existe, et c’est ce que nous prônons à Petit-Bourg.
"Faire changer les mentalités"
Handicaps visibles ou invisibles, personnes valides ou non valides… L’objectif reste avant tout d’apprendre à mieux vivre ensemble et de faire progresser l’inclusion.
De son côté, Leslie Richarson, éducatrice spécialisée au Lamentin, s’est rendue à cette première journée de sensibilisation accompagnée d’adultes en situation de handicap, qu’elle encadre au quotidien.
Celle-ci souhaite, avant tout, faire évoluer le regard de la population sur le handicap :
C'est très important pour nous, pour qu'on puisse voir les personnes en situation de handicap différemment. Si les personnes dites "normales" pouvaient voir leur handicap à travers nos yeux en tant que professionnels et à travers les yeux des personnes qu'on accompagne, ils verraient la richesse que ces personnes nous apportent au quotidien. C'est important pour moi aussi pour faire changer un peu les mentalités, les idées. Nous, on accueille des personnes en situation de handicap, mais adultes. Franchement, pour moi, ça va faire quatre ans que je les accompagne. Pour moi, ce que j'aimerais qu'ils bougent, c'est que les gens, vraiment, arrêtent de les considérer comme handicapés et qu'ils puissent voir vraiment que ce sont des personnes merveilleuses avec beaucoup d'amour à diffuser, à transporter.
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