Radar brûlé à Petit-Bourg : le Préfet Thierry Devimeux dénonce « un acte irresponsable » et réaffirme sa fermeté

Par 22/05/2026 - 12:00 • Mis à jour le 23/05/2026 - 07:19

À peine installé sur la route de Versailles à Petit-Bourg, un radar tourelle a été entièrement détruit par les flammes dans la nuit du 21 au 22 mai. Face à cet acte de vandalisme, sur fond de revendications, le Préfet Thierry Devimeux tape du poing sur la table et refuse de reculer face à l'insécurité routière.

    Radar brûlé à Petit-Bourg : le Préfet Thierry Devimeux dénonce « un acte irresponsable » et réaffirme sa fermeté

À Petit-Bourg, le tout nouveau radar tourelle de la route de Versailles a connu un baptême du feu des plus destructeurs.

Sous le couvert de la nuit du jeudi au vendredi (22 mai), le dispositif de contrôle a été la cible d'un incendie criminel qui l’a réduit à néant.

"C’est un acte irresponsable"

Interrogé sur cette destruction et sur les messages « Pas d'eau, pas de radar » laissés à proximité, le Préfet de la Guadeloupe, Thierry Devimeux, tient à réaffirmer sa détermination en rappelant l'objectif premier de ces installations face à la hausse des accidents :

Moi, j'écoute et je comprends les Guadeloupéens. La majorité d'entre eux me répètent que la route est devenue bien trop dangereuse et qu'il faut absolument stopper cette hécatombe routière. Nous comptons déjà 17 morts, je le rappelle, et une hausse de plus de 10% des blessés et des accidents depuis le début de l'année. On ne peut pas laisser les choses en l'état. Je veux bien qu'on laisse ce drame se poursuivre et les familles endeuillées se multiplier, mais personne ne souhaite cela. Les radars sont là pour rappeler à chacun que la vitesse excessive tue et que le code de la route fixe des limites parce qu'au-delà, la perte de contrôle devient immédiate et le risque d'accident maximal. Ces dispositifs n'ont pas d'autre but. Évidemment, s'ils permettent de sanctionner les délinquants routiers qui enfreignent délibérément les règles, c'est leur rôle. Mais la grande majorité des Guadeloupéens est rassurée par leur présence, car elle incite à lever le pied. J'ai constaté qu'un radar avait été incendié cette nuit. C’est un acte irresponsable. Jusqu'à quand allons-nous fermer les yeux sur les morts de la route en feignant que cela ne nous regarde pas ?

L'urgence d'agir

Face à cette situation et au slogan hostile tagué près du site, le Préfet a insisté sur son devoir d'agir pour protéger les citoyens et pour cibler les comportements dangereux qui endeuillent le territoire :

Pour ma part, je me sens pleinement concerné et, comme je l'ai déjà annoncé, j'ai déployé des mesures pour que les contrôles ciblent les délinquants routiers, cette infime minorité qui refuse de jouer le jeu, alors que l'immense majorité respecte les règles. À ceux qui s'affranchissent des lois, il faut dire clairement : ce n'est plus possible, cela doit cesser. Déplorer 17 morts sur nos routes avant même la moitié de l'année est une réalité inacceptable. Ce sont 17 familles brisées, des vies qui ne s'en remettront jamais après la perte d'un père ou d'un enfant. Mon devoir est de ne pas croiser les bras. Et face à un tel enjeu, je me refuse à rester inactif.

Une tolérance zéro

Questionné sur l'éventuelle mise en place d'une surveillance spécifique pour protéger ces équipements contre de futures dégradations, le représentant de l’État s'est montré catégorique sur la position de l'administration :

Ce ne sont pas des radars incendiés qui vont me faire reculer. Mon souhait le plus cher est que, main dans la main avec l'ensemble de la population guadeloupéenne, nous fassions de la sécurité routière une priorité absolue. Les radars participent directement à cet effort collectif. C’est pourquoi je ne tolérerai pas que ces installations continuent d'être détruites par le feu.


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