Budget 2026 : colère des députés Outre-mer face aux menaces de coupes sur le logement social

Par 29/04/2026 - 16:54 • Mis à jour le 29/04/2026 - 16:58

Inquiets d'une possible baisse de la Ligne Budgétaire Unique (LBU) dans le budget 2026, les parlementaires ultramarins ont interpellé le gouvernement à l'Assemblée. Si l'exécutif invoque la rigueur budgétaire, il assure qu'aucun arbitrage n'est encore acté.

    Budget 2026 : colère des députés Outre-mer face aux menaces de coupes sur le logement social

Les députés ultramarins font front commun contre une possible baisse de la Ligne Budgétaire Unique (LBU), pilier du financement du logement social dans nos territoires.

Cette inquiétude fait suite à l'annonce gouvernementale, la semaine dernière, d'une coupe de 6 milliards d'euros dans le budget 2026. Une amputation de la LBU est désormais redoutée, provoquant une vive colère sur les bancs de l'Assemblée.

Ne pas « tirer sur l'ambulance »

Ce mardi (29 avril), lors de la séance des questions au gouvernement, trois parlementaires, dont le président de la délégation aux Outre-mer, Davy Rimane, ont directement interpellé la ministre de tutelle.

De son côté, Naïma Moutchou a tenté de temporiser en assurant que, pour l'heure, aucun arbitrage n'avait été arrêté :

Le député de la Guyane, Davy Rimane, n'a pas mâché ses mots, fustigeant une décision qu'il juge absurde :

Nous avons appris la diminution drastique des crédits de la ligne budgétaire unique, pilier de la politique sociale du logement ultramarin. Et pourtant, on attend toujours que 13 000 logements sociaux sortent de terre en Guyane. C'est 15 000 en Martinique, c'est 51 000 à La Réunion. Je ne savais pas qu'il était de coutume de tirer dans une ambulance déjà touchée.

La réponse du Gouvernement

En réponse, la ministre des Outre-Mer, Naïma Moutchou, a opposé aux critiques une approche comptable, soulignant la disponibilité immédiate des fonds :

Je vais être transparente, bien sûr. D'abord en rappelant que le budget des Outre-Mer pour l'exercice précédent a été renforcé, avec +1,5 milliard et demi d'euros supplémentaires par rapport au budget précédent, ce qui montre bien l'ambition du gouvernement. En pleine période de contrainte budgétaire, ça n'est pas neutre. C'est un faux choix politique fort. 80% des crédits votés en matière de logement sont aujourd'hui disponibles. Nous venons de déléguer au préfet 55% des enveloppes territorialisées, avec instruction de les consommer rapidement, justement pour qu'on puisse voir sortir de terre ces logements dont nos compatriotes ont besoin. Sur la ligne budgétaire unique, c'est un pilier essentiel et structurant, je l'ai dit. Je suis très vigilante à cette ligne budgétaire. Il n'y a pas d'annonces à faire à ce stade, mais je vous tiendrai évidemment informé des suites.


Tags

À lire également