Force internationale en Haïti : la France ne déclare pas de participation militaire, mais réaffirme son soutien

Par 19/02/2026 - 08:15

La France pourrait-elle rejoindre la force internationale de répression des gangs en Haïti ? Interrogé au Sénat, le gouvernement a réaffirmé son soutien au pays, sans annoncer de contribution militaire.

    Force internationale en Haïti : la France ne déclare pas de participation militaire, mais réaffirme son soutien
Sénat à Paris @Nicolas Leadain

La sénatrice de Saint-Barthélemy, Micheline Jacques, a interpellé ce mercredi (18 février) l’exécutif sur une éventuelle participation française à la nouvelle coalition internationale chargée de lutter contre les gangs en Haïti.

Selon elle, une présence militaire française constituerait un signal fort dans un contexte sécuritaire toujours très dégradé dans le pays.

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Un soutien politique et financier réaffirmé

En réponse, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué la récente transmission du pouvoir exécutif aux autorités intérimaires et réaffirmé l’engagement de la France aux côtés d’Haïti.

Nous apportons notre soutien aux nouvelles autorités intérimaires dans leur effort pour rétablir la sécurité et saluons les améliorations de ces dernières semaines. La France soutient d'ores et déjà et continuera à soutenir les forces armées haïtiennes. La France a appuyé la mise en place de la Force de Répression des gangs au Conseil de sécurité et en versant une nouvelle contribution au Fonds d'Affectation Spéciale à hauteur de 3,5 millions d'euros. Les 6 000 policiers, 5 500 et soldats attendus devraient être déployés progressivement en Haïti entre avril et septembre.

Si Paris soutient la mise en place de la force internationale validée par l’ONU, aucune annonce n’a été faite concernant l’envoi de militaires français au sein de cette coalition.

Nous souhaitons vivement que ce déploiement permette de sécuriser l'ensemble du pays et de garantir ainsi à terme les conditions nécessaires pour l'organisation des élections. Nous continuerons notre engagement aux côtés d'Haïti. Vous savez qu'en 2025 comme en 2024, la France a mobilisé près de 40 millions d'euros, dont 17 pour l'aide humanitaire, 17 pour l'aide au développement et 4 pour la sécurité.

Une position nuancée sur Cuba

Interrogé aussi sur la situation à Cuba et le durcissement du blocus décidé par les Etats-Unis, le ministre Jean-Noël Barrot a déclaré que la France continue de s'opposer à l'embargo américain mais que dans cette « crise profonde », il était aussi important que le régime cubain « prenne les mesures d'ouverture démocratique qui contribueront à alléger la crise qui pèse sur les épaules de son peuple »


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