Accord France-Caraïbes : l'Assemblée examine le texte sur l'intégration des Antilles-Guyane à la Caricom
Ce jeudi 16 avril, les députés doivent adopter définitivement l'Accord France-Caraïbes. Ce vote historique lève les derniers verrous législatifs, permettant à la Martinique et à la Guadeloupe de négocier directement leur entrée dans la communauté régionale pour dynamiser l'économie et la diplomatie de proximité.
Ce jeudi (16 avril), l'Assemblée nationale devrait, sauf surprise, adopter l'Accord France-Caraïbes en lecture définitive.
Celui-ci permettra de lever les dernières barrières législatives à l'intégration des Collectivités françaises d'Amérique au sein de la CARICOM.
Chacune des îles devra ensuite négocier les conditions de son entrée dans la Communauté caribéenne.
Un processus qui est déjà avancé pour la Martinique, mais dont pourra aussi bénéficier la Guadeloupe. C'est un pas important qui est en passe d'être acté au Palais Bourbon.
Une levée des blocages pour nos territoires
C'est un moment décisif du long combat mené par la Martinique pour l'intégration régionale. Le texte, technique sur le papier, est en réalité simple.
Selon la députée de Martinique Béatrice Bellay, ce texte permettra une levée des blocages qui empêchent nos territoires de négocier leur entrée dans la CARICOM. Celui-ci ouvre donc une page blanche à gros potentiel :
Tout est à écrire, tout est à négocier. On ne nous attend pas obligatoirement avec les bras ouverts. Je crois qu'il faudra se donner les moyens de cette existence dans un environnement qui est anglophone, hispanophone, fait de petites îles indépendantes. On doit faire tout ce chemin-là.
Pour le député Guadeloupéen, Christian Baptiste, plus question d'attendre. Il faudra aussi profiter de cette ouverture régionale :
Notre réalité fait que nous sommes dans la Caraïbe et nous devons faire en sorte de coopérer non seulement sur le plan culturel, mais aussi sur le plan économique acvec les autres régions, et qu'il y ait une vraie diplomatie régionale.
Des "circuits courts" privilégiés
Tout cela pourrait répondre à des enjeux centraux sur la vie chère, l'environnement, la diplomatie, dans une logique naturelle pour la députée martiniquaise Béatrice Bellay :
Jusqu'à maintenant, nos échanges ne se sont faits qu'en faveur de la France et de l'Europe. On ne peut pas dire que nous sommes encore dans une construction endogène de notre développement, de circuits courts, d'échanges régionaux. On est loin de ça. Et de fait, c'est naturel. Et j'espère que les prochaines générations apporteront leurs pierres à cette existence naturelle dans nos espaces et dans notre géographie cordiale.
Adopté sans difficulté au Sénat en janvier dernier, puis par la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée, le texte devrait être voté dans la soirée ce jeudi 16 avril au Palais Bourbon.







