SIG : mobilisation syndicale contre un « licenciement déguisé » suite à l'inaptitude déclarée d'une salariée

Par 16/04/2026 - 13:02 • Mis à jour le 16/04/2026 - 13:45

Ce jeudi 16 avril, les salariés de la Société Immobilière de Guadeloupe (SIG) se sont rassemblés au siège de Grand-Camp. Ils dénoncent la procédure visant une conseillère d’accueil, jugée illégale, et réclament l’annulation pure et simple de son éviction.

    SIG : mobilisation syndicale contre un « licenciement déguisé » suite à l'inaptitude déclarée d'une salariée

Mobilisation syndicale ce jeudi 16 avril au matin au siège de la Société immobilière de Guadeloupe (SIG) à Grand-Camp. Les salariés se sont rassemblés pour dénoncer une situation jugée "grave et inacceptable" frappant l'une de leurs collègues.

Cette conseillère d’accueil, forte d'une longue ancienneté, a été déclarée inapte par la médecine du travail en février dernier à la suite de problèmes de santé. Un motif que les agents contestent fermement, y voyant la manœuvre d'un "licenciement déguisé".

Illégale, inacceptable et perçue comme un danger pour l'ensemble du personnel, cette mesure ne passe pas. À la SIG, la mobilisation ne faiblit pas.

Un reclassement jugé voué à l'échec

Face au piquet de grève, les syndicats UGTG (Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe) et CGTG (Confédération Générale du Travail de la Guadeloupe) se sont fait entendre.

Yann Mistoco, délégué syndical UGTG, pointe du doigt les manquements de la direction dans l’application du droit social :

Nous avons un camarade qui a été déclaré inapte par rapport à son poste de travail. Suite à cette procédure, la direction a décidé de ne pas appliquer le Code du travail. Ils affirment avoir fait des propositions sur des postes vacants existants, mais quand on analyse leur propre rapport, on s'aperçoit qu'ils ont eux-mêmes écrit que ce collègue n'est pas forcément en capacité d'occuper lesdits postes. Cela signifie que ce salarié sera, de toute manière, mis en situation d'échec. Quand on analyse la situation ainsi, cela veut dire qu'il s'agit d'un licenciement déguisé.

Une négociation sous surveillance

Après une première phase de négociation, le représentant syndical précise les avancées obtenues, tout en restant vigilant sur le calendrier de la direction :

Ils nous ont dit que, suite à leur réflexion, ils proposent de suspendre la procédure actuelle et de mener de nouvelles recherches. Nous avons répondu que nous n'étions pas d'accord : ce que nous voulons avant tout, c'est qu'ils arrêtent définitivement cette procédure. Ils sont revenus vers nous en affirmant qu'ils étaient d'accord pour l'annulation, mais qu'ils avaient besoin de temps pour consulter d'autres managers et vérifier s'ils trouvent des postes adaptés. Il faut donc leur donner jusqu'à vendredi prochain, le 17 avril, sachant que l'ANCOLS arrive également pour son contrôle.

La situation a évolué rapidement à la mi-journée. La Direction a désormais finalisé la rédaction de sa proposition officielle. De son côté, l'UGTG et le syndicat CGTG, ont également élaboré leur propre protocole de fin de conflit.

En conséquence, les deux parties s'apprêtent à entamer une nouvelle séance de travail afin de confronter ces documents et tenter de sceller un accord définitif pour mettre fin au mouvement.


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