Procès de Jean-Manuel Nedra : le commanditaire présumé du réseau conteste son rôle devant le tribunal
Au tribunal correctionnel de Bobigny, le procès de Jean-Manuel Nédra est entré ce mardi (17 mars) dans sa phase finale. Mathieu Leton, le commanditaire présumé du trafic de 102 kilos de cocaïne, a reconnu son implication tout en affirmant n'avoir été qu'un « intermédiaire » sollicité par le footballeur.
Ce mardi (17 mars), le procès de Jean-Manuel Nedra a repris matin devant le tribunal correctionnel de Bobigny. C'est pour trafic de stupéfiants que le footballeur de l'Aiglon du Lamentin est jugé depuis le jeudi 12 mars.
L'homme de 33 ans avait été arrêté en décembre 2022, à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, avec 102 kilos de cocaïne dissimulés dans 4 valises. Il arrivait alors de Martinique.
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Les derniers interrogatoires
Le procès doit durer jusqu'à ce vendredi 20 mars. Jean-Manuel Nedra comparaît aux côtés de 9 autres prévenus, dont son ex-compagne qui se trouvait avec lui lors de son arrestation.
Ce mardi (17 mars), la 13ème chambre du tribunal correctionnel de Bobigny a mené ses derniers interrogatoires, avec notamment celui de Mathieu Leton, le commanditaire présumé du trafic.
Seul prévenu actuellement en détention, Mathieu Leton répond aux questions du tribunal depuis le box debout encadré par deux policiers. Au tout début de l'audience, jeudi 12 mars, l'ancien de joueur de l'étendard de Bellefontaine avait déclaré reconnaître certains faits, mais pas le reste.
Lorsque la présidente l'interroge sur ces propos, le jeune Martiniquais de 29 ans, répond sur le dossier Nedra : "Je reconnais avoir été impliqué dans ce trafic, mais à aucun moment, j'ai été l'instigateur, j'étais intermédiaire".
Un simple "maillon" de l'affaire
Pas la tête pensante, mais "un maillon" se défend-il. Et il va jusqu'à affirmer que c'est Jean-Manuel Nedra, qu'il connaît du football, qui l'aurait sollicité pour être mis en relation avec des personnes afin de transporter de la cocaïne.
"Il savait que je trempais un peu dans le milieu, que je connaissais des gens", raconte Mathieu Leton.
Le jeune homme serait ensuite intervenu "pour fournir les photos des passeports afin que les billets d'avion soient pris, pour donner le lieu de rendez-vous pour la transmission des valises de drogue, pour s'assurer ensuite qu'elles étaient bien enregistrées, mais sans en savoir plus", assure-t-il notamment sur la quantité transportée.
Mathieu Leton, qui, à son casier judiciaire, a deux condamnations pour des affaires de stupéfiants, reconnaît aussi avoir participé à d'autres importations de cocaïne entre la Martinique et l'Hexagone, mais toujours avec un rôle d'intermédiaire.
"Pour qui, insiste la présidente, des gens avec qui j'étais en relation", déclare-t-il, il n'en dira pas plus.







