"Ce plan n'est pas viable", les salariés d'Air Antilles résignés avant la décision du tribunal, le 27 avril prochain

Par 23/04/2026 - 12:11 • Mis à jour le 24/04/2026 - 11:20

Le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre se donne jusqu'au 27 avril prochain pour examiner le dossier d'Air Antilles et l'offre de reprise de Pierre Sainte-Luce. Difficile de dire aujourd'hui ce qu'il adviendra de la compagnie aérienne.

    "Ce plan n'est pas viable", les salariés d'Air Antilles résignés avant la décision du tribunal, le 27 avril prochain

Les 116 salariés d'Air Antilles sont suspendus à la décision du tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre. Les magistrats ont fixé l'échéance au 27 avril prochain.

À cette date, soit Air Antilles vivra, soit elle mourra. Lors de l'audience qui s'est tenue ce jeudi matin (23 avril 2026), le tribunal devait se pencher sur deux offres de reprise.

Néanmoins, une seule offre a pu être présentée. L'autre candidat n'a pas pu apporter la preuve de l'existence des fonds à la justice.

Après une heure d'examen, les représentants du personnel de la compagnie n'affichaient pas une mine particulièrement réjouie.

Brieuc Hardy, délégué syndicat du Syndicat National des Pilotes de Ligne, a fait part de ses doutes

C'est un goût amer. L'offre du docteur Sainte-Luce a été travaillée et remaniée. Il y a eu beaucoup de discussions sur les obtentions des autorisations par la DGAC. Il y a un certain de questions qui subsistent. On retient la crainte de la juridiction de voir de nouveau cette compagnie se présenter devant le tribunal de commerce. Du côté des salariés, c'est un désastre social. L'offre ne reprend que 14 salariés sur 116. On ne sait pas quelle va être la décision du tribunal

 

"Ce plan n'est pas viable"

Séverine Louisor-Marlborough, représentante du personnel d'Air Antilles, avoue ne plus avoir l'espoir de voir les avions d'Air Antilles décoller à nouveau

À l'heure actuelle, l'espoir que nous gardons, c'est d'être enfin soulagés. Je n'ai plus l'espoir que la compagnie soit sauvée car le plan n'est pas viable selon nous. La ré-obtention de nos certifications et de notre licence va prendre du temps et n'a pas été assez bien pris en considération par le seul repreneur. C'est un dossier nourri de rêves notamment celui de voir des Guadeloupéens poursuivre l'action de la compagnie mais les moyens ne correspondent pas avec la réalité du terrain

Sauvée l'an dernier à la barre du tribunal, Air Antilles pourrait cette fois-ci disparaître diminuant drastiquement l'offre aérienne dans la région.


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