Agression d'Hans Nomertin en 2022 : la décision de la cour d'appel de Montpellier attendue le 15 juin

Par 17/03/2026 - 11:28

Quatre ans après le lynchage de Verzeille, l'affaire Hans Nomertin rebondit. Entre le délibéré de la cour d'appel attendu le 15 juin et l'ouverture d'une nouvelle enquête visant trente autres agresseurs, le combat pour faire reconnaître le mobile raciste s'intensifie.

    Agression d'Hans Nomertin en 2022 : la décision de la cour d'appel de Montpellier attendue le 15 juin

La décision dans le procès en appel des agresseurs du Guadeloupéen Hans Nomertin, lors d'une fête de village dans le sud de l'Hexagone en juillet 2022, sera rendue le 15 juin prochain. Le dossier a été examiné ce lundi (16 mars) par la Cour d'appel de Montpellier.

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En première instance, trois prévenus, dont un élu du village de Verzeille, avaient été condamnés à des peines avec sursis et une obligation d'indemniser la victime après avoir participé au lynchage du Guadeloupéen et un de ses amis mahorais, sur la base d'accusations infondées et aux cris de “c'est les Noirs”.

Reconnaître le mobile raciste

La dimension raciale avait toutefois été rejetée, ce qui a poussé Hans et l'association Maison des Potes, qui le soutient dans cette affaire, à interjeter appel sur le volet civil, à savoir le dédommagement.

La dimension symbolique est forte pour le président de la Maison des Potes, Samuel Thomas, à l'heure où une seconde procédure a été ouverte en parallèle fin janvier 2026 pour identifier les autres participants au lynchage et en considérant le motif raciste :

L'enjeu de cette affaire est crucial. Les faits ont été filmés, de nombreux témoins se sont manifestés et des enquêtes journalistiques ont révélé des preuves accablantes. Au-delà des cris « C'est les Noirs » entendus sur place, des conversations WhatsApp ont montré que les agresseurs revendiquaient leurs actes avec une violence raciste explicite, parlant de « ratonnade » ou de « pénalty dans la tête d'un Noir ». Tous ces témoignages convergent : l'idéologie raciste est le moteur de ce lynchage. Il est donc fondamental que la justice fasse preuve de lucidité en reconnaissant le ressenti des victimes. Si elle échoue à qualifier ce crime de raciste, cela ne fera qu’accentuer la crise de confiance envers l'institution judiciaire.


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