Reprise de la compagnie Air Antilles : le tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre rend son délibéré ce jeudi
Le tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre rend son délibéré ce jeudi (23 avril) sur le sort de la compagnie régionale Air Antilles. Entre l'espoir de sauvegarde des 114 emplois porté par le groupe Manoukiani et les impératifs de continuité territoriale entre les îles, cette décision est capitale pour l'équilibre du paysage aérien.
Un délibéré tant attendu. Alors que le dossier avait été initialement renvoyé, l’avenir d’Air Antilles se joue désormais ce jeudi 23 avril au tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre.
L'institution doit rendre sa décision ce jeudi, pour statuer sur le sort de la compagnie aérienne régionale. Un jugement qui aura d'importantes conséquences sur l'avenir du domaine aérien dans nos îles.
Pierre Sainte-Luce, potentiel repreneur
Candidat en lice et figure bien connue du secteur privé avec le groupe Manioukani, Pierre Sainte-Luce a pu mettre à profit ce délai supplémentaire pour affiner son projet de reprise.
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Son offre doit désormais être examinée en détail par les juges, qui devront trancher entre la poursuite de l’exploitation des lignes aériennes ou la cessation définitive d’activité.
Quid de la continuité du transport aérien ?
Air Antilles assure des liaisons entre Fort-de-France, Pointe-à-Pitre, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. L’enjeu est donc important pour la continuité du transport aérien dans les petites Antilles.
La compagnie régionale compte 114 salariés et quatre avions, dont trois ATR et un Twin Otter, immobilisés depuis plusieurs mois. La reprise éventuelle doit permettre de relancer l’activité et de préserver les emplois.
Outre la sauvegarde des emplois, l’enjeu porte aussi sur la concurrence dans la zone Antilles et sur le désenclavement aérien des îles, dans un contexte où l’offre de transport régional reste limitée.







