"La décision de la DGAC a compliqué la situation", regrette Louis Mussington, à la veille de l'audience d'Air Antilles

Par 21/01/2026 - 13:05 • Mis à jour le 22/01/2026 - 07:13

La collectivité de Saint-Martin qui a investi 19 millions d'euros dans la compagnie aérienne pourrait perdre gros en cas de liquidation de l'entreprise par le tribunal de commerce. À la veille de cette audience décisive, Louis Mussington, le président de la COM de Saint-Martin garde espoir.

    "La décision de la DGAC a compliqué la situation", regrette Louis Mussington, à la veille de l'audience d'Air Antilles

Sa parole était rare depuis son courrier de vendredi dernier (16 janvier 2026) dans lequel il annonçait aux collaborateurs d'Air Antilles qu'il allait déposer une déclaration de cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre.

Ce mercredi (21 janvier 2026), à la veille de l'audience face à la juridiction, Louis Mussington, le président de la collectivité de Saint-Martin, garde espoir d'une solution positive au regard des fonds publics investis :

J'espère. Demain, il y aura l'audience au Tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre. J'espère qu'il y aura une solution quand même acceptable pour la collectivité qui a engagé 19 millions d'euros dans le sens où d'après ce que m'a expliqué, il y a deux possibilités: soit la liquidation sèche, chose que je ne souhaite pas du tout parce que ça aurait des conséquences sur notre budget, ou bien, et là, j'y suis plus favorable, un redressement. Donc ça nous laisserait encore quelques possibilités de trouver des investisseurs qui vont accepter le principe d'investir une somme intéressante pour continuer l'opération

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"Il n'y avait pas de rentrée d'argent"

L'homme politique pointe du doigt la décision de la DGAC de sanctionner la compagnie aérienne au début du mois de décembre :

Je précise que l'arrêté de la DGAC, n'a pas du tout facilité l'opération. Quand ils ont cloué nos avions au sol, ça n'a pas du tout aidé. Bien au contraire, ça a beaucoup compliqué la situation parce qu'on n'était pas autorisé ni à vendre des billets, ni à continuer l'opération. Il fallait tout arrêter au même moment. Donc, ça a eu des conséquences dramatiques sur la trésorerie, effectivement. Il n'y avait pas eu d'entrée d'argent. Il n'y a pas eu de chiffre d'affaires parce qu'il y a des mesures imposées par l'administration de tutelle

Rester optimiste

Comme dans son courrier, Louis Mussington salue l'engagement des 114 salariés de Air Antilles qui ont fait leur possible pour faire redécoller les avions :

On a fait l'impossible pour pouvoir maintenir une opération crédible et digne de ce nom, mais malheureusement, il y a des contraintes auxquelles on devait faire face. C'était compliqué pour nous. Mais comme je viens de dire, on garde l'espoir qu'il y aura une sortie crédible pour espérer le bout du tunnel. C'est ce que je pourrais leur dire, c'est de tenir un peu, rester optimiste. Le président du tribunal prendra une décision qui va dans le sens de l'intérêt général, c'est-à-dire la continuité de l'opération

 


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