Les quadrilles de Guadeloupe officiellement inscrits au patrimoine culturel immatériel de la France
Quadrille, broderie, fabrication du sel, musiques électroniques, comices agricoles et haute couture... Une cérémonie de remise de certificats aux "lauréats" 2025 s'est déroulée ce mercredi au ministère de la Culture.
"Cavaliers aux dames... Remettez moi la ritournelle..." Dans le salon des Maréchaux de la rue de Valois, les danseurs tournoient sous le regard et les ordres de la commandeuse Nita Alphonso.
Ça me fait chaud au cœur. Pour moi, c'est une grande fierté car j'ai poussé pour que l'on connaisse le quadrille dans l'Hexagone", nous confie-t-elle, émue.
Cette inclusion au patrimoine culturel immatériel de la France est aussi une fierté pour la chorégraphe guadeloupéenne Chantal Loïal. "C'est un jour de joie car c'était un travail de longue haleine ! Depuis 2016 nous sommes au combat !", se réjouit-elle.
C'est au sein de sa compagnie Difé Kako que l'artiste avait créé un spectacle "Cercle égal demi Cercle au carré" avec du quadrille, de la boulangère et de la haute-taille, ce qui a fait naître l'idée de demander à intégrer ce patrimoine national.
Une fiche d'inventaire a ensuite été réalisée par la journaliste spécialisée et chercheuse en danse Isabelle Calabre. "Il faut s'armer de patience, j'avais remis les fiches en 2023 au ministère de la Culture, aujourd'hui nous y sommes !", se félicite-t-elle.
Mais cette reconnaissance, ce n'est pas pour moi, c'est pour tous ces danseurs et danseuses qui font vivre cette tradition !
Un premier pas
Et Chantal Loïal ne compte pas s'arrêter là. "On espère récompenser aussi la Martinique et la Guyane dans les prochaines années ! Il faut garder la foi en nos traditions", insiste la fervente défenseuse des cultures ultramarines.
Partout en France, partout dans le monde, il faut que la transmission ne se perde pas et que nos cultures qui sont belles et riches puissent être visibles et pas mises à la marge
Lors de la cérémonie, la ministre de la Culture Rachida Dati a salué des patrimoines vivants riches et à l'image de la France. "
Ils sont à la fois représentatifs de l'identité des communautés qui les portent, mais aussi le reflet de la diversité de notre nation. C'est pour ça que l'on voulait aussi rendre hommage aux Outre-mer qui sont à l'honneur cette année. De nombreuses candidatures acceptées témoignent du dynamisme de ces territoires", a salué la candidate aux municipales de Paris.
Parmi les autres certifiés de l'année, deux autres territoires d'Outre-mer ont aussi été récompensés. La Réunion, avec la broderie de Cilaos, et Mayotte avec la fabrication traditionnelle du sel de Bandrélé mais aussi les savoirs-faire et pratiques liés au tani malandi, ainsi que le debaa des femmes.








