[VIDÉO] Le traditionnel « bain démaré », suivi aussi dans l’Hexagone, grâce au groupe Choukaj Mas
C’est une tradition, pour bien commencer la nouvelle année : « Le ben démaré » a traversé l’océan Atlantique jusqu’à Paris, grâce au groupe à peaux Choukaj Mas.
Le traditionnel « bain démarré », un rituel traditionnel pour bien commencer l’année, s’est exporté à Paris, grâce à l’initiative du groupe à peaux Choukaj Mas. Le groupe avait donné rendez-vous aux participants, dimanche (4 janvier), entre le Parc de la Villette et Pantin.
Encens, fouets, percussions, ils étaient une petite cinquantaine, en majorité des Guadeloupéens, à se rassembler autour du canal de l’Ourcq.
À l'issue d'un déboulé dans le parc de la Villette et sur les quais, les offrandes ont été déposées dans l’eau. Les précisions de Samuel Fereol, l'un des organisateurs de l’événement, et porte-parole du groupe Choukage Mas :
Dans les offrandes, on a tout ce qui est fruit, légumes. Il y a même une bouteille de rhum. C'est essentiellement ce dont on a besoin pour se purifier, laisser derrière nous toutes les ondes négatives de l'année 2025, pour repartir sur un bon pied pour 2026. On ne connaît pas l'avenir, mais on espère continuer à prospérer, avoir une bonne santé pour nous et nos familles.
Une cérémonie pour rendre hommage aux anciens
La tradition du bain démarré, c'est aussi l'occasion de rendre hommage aux ancêtres, notamment à Philippe Claudy Pipo, qui a contribué à la faire connaître aux Guadeloupéens de l'Hexagone. Pour Lulu, président du groupe Choukaj Mas, la transmission est justement essentielle :
C'est quelque chose de très important, parce qu'il faut qu'on puisse montrer que même dans l'Hexagone, nous sommes là aussi. Il ne faut pas oublier qu'on est Guadeloupéen avant tout. Ça permet aussi à la jeunesse qui est venue derrière, et qui cherche à s’initier aux traditions, de voir ça et de comprendre.
Un « bain démarré » qui a permis à tous, en dépit de la distance et des températures glaciales, de se sentir un peu plus proche des Antilles.
Ecoutez le reportage d'Aline Druelle :








