Marges abusives : un rapport sénatorial accablant exige la transparence dans les Outre-mer

Par 22/05/2026 - 09:43 • Mis à jour le 22/05/2026 - 12:00

Après six mois d’enquête sur les dérives commerciales de la grande distribution, le Sénat tape du poing sur la table. Face à des prix alimentaires 40 % plus élevés qu'en Hexagone, la commission formule 24 recommandations phares pour imposer la transparence des marges et renforcer les contrôles en Outre-mer.

    Marges abusives : un rapport sénatorial accablant exige la transparence dans les Outre-mer

Des « abus », des « pratiques qui ne respectent pas les lois » et des « relations commerciales brutales ».

Après six mois de travaux, le rapport sénatorial de la commission d'enquête sur les marges des industriels et de la grande distribution est accablant.

En avril dernier, lors des auditions menées, le Groupe Bernard Hayot (GBH) avait été questionné.

Que préconise ce rapport pour les Outre-mer ?

Premier constat national de la commission d'enquête, le déséquilibre dans les rapports grande distribution-producteurs, ce qui entraîne une fragilisation de la chaîne de valeur dans l'alimentaire.

Une répartition inégale que précisé la sénatrice de Paris et rapporteur, Antoinette Guhl :

Sur 100 euros dépensés par le consommateur, les agriculteurs en perçoivent 8, les transformateurs et les industriels en perçoivent 14, 35 vont aux importations et plus de 40 reviennent à la distribution et au service.

Poursuivre la réflexion sur le sujet

Pour faire suite aux travaux de la commission d'enquête, le rapport mentionne les Outre-Mer où les prix sont pour l'alimentaire en moyenne plus élevée de 40% par rapport à l'Hexagone.

"Les économies ultramarines méritent toute notre attention", martèle le rapport.

Les sénateurs demandent un renforcement des contrôles de la DGCCRF, plus de moyens pour les OPMR (Observatoires des prix, des marges et des revenus), afin qu'un suivi rigoureux des prix et des marges soit réalisé.

La Commission d'enquête appuie aussi la demande d'une création d'une "Section Outre-mer" au sein de l'autorité de la concurrence.

Dans le rapport, la question du développement des filières locales est aussi posée, avec, selon cette dernière, la nécessité de poursuivre la réflexion sur le sujet, de même que sur ceux de la continuité territoriale pour compenser l'éloignement sur le contrôle accru de la concentration en Outre-mer.

Les 24 recommandations formulées par la Commission concernent notamment les territoires ultramarins de faire toute la transparence sur les marges d'arrière, en rendant notamment public leur montant.


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