Incendie familial aux Abymes : sur fond d'indivision, un prévenu de 58 ans refuse de comparaître à son audience

Par 16/05/2026 - 07:30 • Mis à jour le 16/05/2026 - 07:32

Jugé en comparution immédiate pour avoir brûlé le domicile familial, un prévenu de 58 ans a refusé de sortir de sa cellule ce vendredi (15 mai). Le tribunal a ordonné son maintien en détention et une expertise psychiatrique avant son procès fixé au 13 juillet.

    Incendie familial aux Abymes : sur fond d'indivision, un prévenu de 58 ans refuse de comparaître à son audience

Ce vendredi (15 mai), un prévenu de 58 ans, déjà très connu des services de police, devait être jugé en comparution immédiate pour avoir incendié la maison familiale aux Abymes, ce lundi (11 mai).

L’intéressé a toutefois refusé son extraction de cellule, et il demeure en détention provisoire.

Initialement poursuivi pour « mise en danger d’autrui », il fait face à une demande de requalification plus grave de la part du tribunal pour « dégradations et destructions volontaires ».

Un conflit familial aux conséquences lourdes

Sa décision de mettre le feu au bien commun lui vaut désormais de lourdes poursuites : une expertise psychiatrique a été ordonnée, et l’analyse mentale demandée permettra éventuellement de déterminer sa responsabilité pénale d'ici au 13 juillet prochain.

Le prévenu reste incarcéré dans l'attente de cette date, où il reviendra devant les juges s’il est considéré comme apte.

L'homme, d'âge mûr, a agi en raison d'un désaccord avec ses six frères et sœurs. Le patrimoine familial est parti en fumée, et les flammes ont touché les habitations voisines.

Un profil psychologique alarmant

L’incendie a failli se propager plus largement et a causé des dégâts chez certains riverains, choquant notamment une femme et son bébé d’un an.

Le délai avant le procès permettra aussi d’estimer l'énorme préjudice matériel et moral subi par les proches et le voisinage.

Le quinquagénaire vivait jusque-là sur place, dans un cabanon construit dans le jardin.

Le mis en cause est déjà connu pour des faits de violences et d'infractions liées aux stupéfiants, avec 25 mentions à son casier judiciaire depuis 1993.

Selon l’expert, il souffre de troubles partiels. Le profil psychotique du prévenu représente un danger et impose normalement un suivi médical, d'autant que sa consommation de drogues n’arrange pas son état.


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