Grève contre les suppressions de postes : plusieurs écoles fermées aux Abymes et à Sainte-Anne
Ce mardi 31 mars, plusieurs établissements ont fermé leurs portes aux Abymes et à Sainte-Anne. Face aux 62 fermetures de classes annoncées pour la rentrée, la FSU dénonce une dégradation majeure des conditions d'enseignement et de l'accueil des élèves vulnérables.
Ce mardi (31 mars), plusieurs établissements scolaires ont fermé leurs portes notamment sur le territoire de la ville des Abymes, parmi lesquels le collège Alexandre Isaac de Boisripeaux et l’école primaire de Grand-Camp ou encore l’école primaire de Châteaubrun à Sainte-Anne.
Une situation qui suscite l’inquiétude du syndicat FSU. L’organisation dénonce la suppression de 62 classes à l’échelle du département.
Des conditions de travail et d'enseignement menacées
Une mesure qui, selon elle, risque d’alourdir la charge de travail des enseignants, certains devant désormais intervenir sur plusieurs établissements. Eddy Segur, secrétaire général de la FSU, dresse un constat alarmant de la situation :
Aujourd'hui, le mouvement de grève reste suivi malgré un contexte difficile. Nous arrivons en fin de trimestre et beaucoup d'équipes pédagogiques terminent leurs évaluations, ce qui explique, de fait, une participation légèrement plus faible que d'habitude. Toutefois, les collègues sont parfaitement conscients de ce qui nous attend. Avec 14 suppressions de postes pour 62 fermetures de classes prévues dans le département à la rentrée prochaine, l'augmentation du nombre d'élèves par classe est inévitable. Surtout, nous n'aurons plus les moyens d'accueillir dignement les enfants en situation de handicap ni d'assurer le suivi nécessaire pour les élèves en grande difficulté. C’est pourquoi nous exigeons que Monsieur le Recteur revoie ce plan de fermetures. Nous demandons que chaque élève en difficulté bénéficie d'un accompagnant (AESH) conformément à sa notification, afin de garantir une scolarisation dans de bonnes conditions. Enfin, dans le second degré, les 74 suppressions de postes vont contraindre de nombreux collègues à des compléments de service sur deux, voire trois établissements. Cette précarité géographique nuira forcément à la qualité de l'enseignement dispensé en collège et en lycée.
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