Des élèves de Saint-Paul de Bouillon en visite à la Soufrière de Monserrat
À Monserrat, le volcan a changé la vie des habitants. Des élèves guadeloupéens sont allés, le temps d'un week-end, se rendre compte de l'impact d'une éruption sur le quotidien de nos voisins, même 30 ans après.
20 élèves, 14 filles et 6 garçons, du CM2B de l'Ecole primaire Saint Paul de Bouillon à Basse-Terre se sont rendus ce week-end sur l'île de Monserrat, accompagnés de leur professeur, de 3 mamans et d'1 marraine.
Un projet pédagogique en lien avec le 50e anniversaire des évènements de la Soufrière en Guadeloupe. Ils sont allés, dans le cadre d'un jumelage, à la rencontre de leurs petits camarades de la Saint Augustine School de Monserrat, mais également de la découverte de l'île et notamment du volcan "Soufrière Hills".
Il s'agit de la cinquième étape d'un programme intitulé "J'apprends à vivre avec mon volcan". Une série de découvertes pédagogiques qui a débuté en décembre dernier par la visite de la Centrale Géothermie de Bouillante, suivie par celle de l'Observatoire volcanologique de la Soufrière à Gourbeyre en Guadeloupe, l'escalade du volcan à Saint Claude, la visite de la grande poudrière au Fort Louis Delgrès à Basse-Terre et un recueil de poésie autour du volcanisme.
Sciences et langue
Elizabeth Sabbagh, professeur des écoles à Saint Paul de Bouillon, en charge de la classe de CM2B, explique l'intérêt de cette démarche
Cet objectif est tout à fait dans les progressions que nous avions mises en place dans notre projet, à savoir découvrir le volcan de Montserrat, puisque nous sommes sur un projet qui s'appelle "J'apprends à vivre avec mon volcan "depuis le mois de décembre, avec plusieurs étapes. Et aujourd'hui, nous sommes venus à la rencontre de ces élèves de Montserrat, dans leur école, Saint-Augustine, pour découvrir la vie à Montserrat, comment ces élèves, comment ces enfants font pour vivre au pied d'un volcan et aussi pour découvrir leur langue puisque nous avons un projet, finalement, pluridisciplinaire. Nous allons aussi parler anglais avec eux, échanger en anglais, échanger sur leur culture, échanger sur leur connaissance, échanger sur leur façon de vivre. Donc, c'est vraiment un projet culturel très complet, un projet qui touche aussi à la science, qui touche à la langue étrangère et qui, finalement, unit deux îles qui ne sont pas si loin l'une de l'autre
Une rencontre qui s'est notamment déroulée au son du steel pan.
Excellente ambiance et puis c'est très complémentaire. La musique et la danse ne font-ils pas partie de la vie des îles caribéennes, qu'elles soient françaises, anglaises ou espagnoles ? Finalement, c'est une très belle démonstration que nous avons eue ici aujourd'hui avec tous ces enfants réunis. Ils sont assis les uns à côté des autres, ils sont mélangés, ils essaient de parler en anglais et de communiquer. Rien qu'à aller voir, ça fait chaud au cœur et on se dit qu'on a bien réussi cette journée
Joie partagée
La directrice de Saint Augustine School est enchantée de cette visite et de cet échange qu'elle souhaite prolonger en Guadeloupe, toujours autour des histoires des deux volcans Soufrière, mais aussi de la culture, de la science et de l'éducation.
Audris Jean-Baptiste se réjouit de cet échange
Nous avons un échange culturel avec des élèves de la Guadeloupe dans notre école, Saint Augustine, Primary School. Nous avons partagé des chants, des danses et des textes de la Guadeloupe et de Montserrat. Nous vivons dans un tiers de l'île, puisqu'il y a eu l'éruption volcanique. Nous n'avons pas beaucoup d'écoles, pas beaucoup de classes, trois écoles élémentaires et une secondaire uniquement. Et la population de l'île s'élève à moins de 5 000 habitants.
AUDIO
Pour Divenja, Nolhan et Dialya c'est un souvenir qu'ils n'oublieront jamais, eux qui résident dans le Sud Basse-Terre au pied du volcan Soufrière de Guadeloupe
VIDEO
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