Tour de France 2026 : les anciens cyclistes Kevin Reza et Hervé Arcade portent les couleurs des Antilles

Par 10/07/2026 - 13:39 • Mis à jour le 13/07/2026 - 04:38

Privée de coureurs antillais dans son peloton en 2026, la Grande Boucle compte pourtant dans ses coulisses les anciens cyclistes Kevin Reza et Hervé Arcade. Respectivement chauffeur pour un partenaire et pilote logistique, les deux hommes partagent leur expérience et espèrent inspirer la relève antillaise.

    Tour de France 2026 : les anciens cyclistes Kevin Reza et Hervé Arcade portent les couleurs des Antilles
Kevin Reza (à gauche) et Hervé Arcade, respectivement chauffeur-accompagnateur et pilote logistique de l'organisation pour le Tour de France.

Le Tour de France s'impose comme le rendez-vous sportif incontournable de ce mois de juillet, faisant vibrer les foules massées sur les bords des routes de l'Hexagone.

Si le peloton de cette édition 2026 est malheureusement privé de coureurs antillais, la région reste fièrement représentée au cœur de la caravane, parmi les pilotes officiels et les partenaires.

Au départ de la 7e étape de la Grande Boucle ce vendredi (10 juillet), deux anciennes figures du cyclisme étaient présentes : Kevin Reza et Hervé Arcade.

De la course au volant

Originaire de Guadeloupe, Kevin Réza a mis un terme à sa carrière professionnelle en 2021 après avoir disputé trois Tours de France.

Pourtant, il n'a jamais vraiment quitté le bitume. Pour la quatrième année consécutive, il officie avec la même passion comme chauffeur-accompagnateur pour les invités du partenaire Rexel :

Je suis toujours excité de voir les copains rouler. Ça reste une grande fête. C'est magique. Chaque année, même en tant que chauffeur, je me dis : C'est ma dernière année, je suis fatigué après trois semaines derrière le volant. Et finalement, je reviens et ça me fait plaisir.

"Amener ce petit drapeau"

L'enthousiasme est tout aussi fort chez le Martiniquais Hervé Arcade. Pour son troisième Tour en tant que pilote logistique de l'organisation, il reste profondément émerveillé par la ferveur qui entoure la plus grande course du monde.

Les gens, ils viennent très tôt. Après, quand ils voient les champions arriver, ils sont en larmes. Il y a des gens qui sont vraiment en larmes quand ils arrivent à avoir un autographe ou juste une photo. Donc, le sport, ça réunit des êtres et c'est vraiment, vraiment agréable de voir ça. Je n'ai pas eu cette chance en tant que coureur, mais là, j'ai cette chance en tant que logisticien-pilote. Donc oui, je suis vraiment chanceux et je suis aussi fier de représenter tout petitement, on va dire, la Martinique, d'amener ce petit drapeau et puis les Antilles-Guyane, de les représenter au sein du peloton professionnel.

L'espoir d'une relève

Malgré cette belle présence en coulisses, l'absence de cyclistes antillais en compétition laisse un vide. Gardant un œil attentif sur ses terres natales, Kevin Reza espère de tout cœur voir une nouvelle génération franchir le pas et rejoindre l'élite mondiale.

Le vélo se passe ici. On a toujours connu des légendes, des coureurs ultramarins comme Rony Martias, Yohann Gène. Eux, ils ont osé, ils ont réussi. Voilà, il faut emboîter le pas. Moi, j'espère tous les ans, j'espère qu'il y aura un Antillais qui va pouvoir encore fouler les routes du Tour et on croise les doigts.

Un avenir à structurer

De son côté, Hervé Arcade reste lui aussi persuadé que le cyclisme antillais a toute sa place au plus haut niveau et que cette ambition est largement à la portée des coureurs des îles.

Je pense qu'on est à nos places. Je ne vois pas pourquoi les Antillais ne seraient pas là parce qu'on a des qualités, on a des valeurs physiques. Simplement, je pense qu'il faut restructurer le modèle qu'on a et tenter l'aventure autrement.


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