Affaire des époux Lambert : du sursis pour l'exfiltration violente de leurs locataires à Lamentin

Par 10/07/2026 - 13:04 • Mis à jour le 10/07/2026 - 13:05

Condamnés à dix et quatre mois de prison avec sursis pour l'expulsion violente de leurs locataires à Lamentin, les époux Lambert font désormais face aux lourdes demandes d'indemnisation de la partie civile au tribunal civil.

    Affaire des époux Lambert : du sursis pour l'exfiltration violente de leurs locataires à Lamentin
Les époux Lambert, respectivement condamnés à 10 et quatre mois de prison avec sursis.

Le tribunal judiciaire a rendu son délibéré concernant Thierry et Maud Lambert, poursuivis pour l’exfiltration particulièrement brutale de leurs locataires à Lamentin fin 2023.

Ce dossier sensible, qui avait enflammé l’opinion publique, connaît désormais son épilogue pénal.

Lire aussi : Affaire Thierry Lambert : 3 à 6 mois de sursis requis, le délibéré fixé au 1er juillet

Du sursis et des amendes

Les juges se sont montrés plus sévères que les réquisitions pour le principal prévenu. Thierry Lambert a été condamné à 10 mois de prison avec sursis, et son épouse Maud à quatre mois de sursis.

Reconnus coupables de "manœuvre, propagande, dégradation et vol en réunion", ils écopent aussi de 500 euros d'amende chacun.

Le volet pénal étant scellé, la procédure se déplace au civil, où la partie civile va désormais réclamer officiellement d'importants dédommagements pour les victimes qui ont tout perdu.

Des prévenus isolés

Lors du procès en avril 2026, le juge avait pointé le mauvaise foi de Thierry Lambert, tandis que l'avocat des victimes, Me Alain Roth, dénonçait une honteuse manipulation pour s'attirer la sympathie de la population en simulant une précarité inexistante.

La partie civile avait alors rappelé l'ampleur du traumatisme de cette famille contrainte de vivre en mobile-home dans l'Hexagone, évoquant un préjudice global de 629 000 euros et obtenant une hypothèque de 200 000 euros sur la maison des propriétaires.

Face à cela, le ministère public avait requis trois à six mois de sursis, renvoyant le délibéré au 1er juillet.


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