Rétrospective politique 2025 : une année marquée par l’instabilité de notre gouvernement
Alors que 2025 touche à sa fin, l’actualité politique a été particulièrement intense. Selon un sondage Odoxa, près de la moitié des Français estiment que l’instabilité politique a été l’événement le plus marquant de cette année 2025.
L’année se termine dans un climat politique fragile. 47 % des Français retiennent de 2025, l'instabilité du gouvernement, selon un sondage Odoxa.
Fin 2024, le gouvernement Barnier est censuré. Celui de François Bayrou lui succède, mais ne parvient pas à obtenir la confiance de l’Assemblée nationale et quitte Matignon dès le mois de septembre 2025.
En octobre, Sébastien Lecornu est nommé Premier ministre. Son arrivée n’apaise pas totalement les tensions politiques. Le gouvernement évolue dans un contexte de négociations permanentes, de compromis difficiles et de majorité fragile.
Des changements plus limités aux Outre-mer
Au ministère des Outre-mer, l’année est marquée par une relative stabilité, comparée aux nombreux remaniements observés entre 2023 et 2024. Toutefois, l’éviction de Manuel Valls après plus de neuf mois en poste, remplacé en octobre par Naima Moutchou, reste en mémoire.
Lors du Comité interministériel des Outre-mer (CIOM) organisé en juillet, le gouvernement a confirmé ses priorités. En tête, la situation en Nouvelle-Calédonie, avec un accord de Bougival signé mais dont la mise en œuvre reste difficile. Une réunion à l’Élysée est prévue début 2026 pour tenter de relancer les discussions.
Autre dossier prioritaire : la reconstruction de Mayotte, un an après le passage dévastateur du cyclone Chido. Plusieurs lois d’investissement ont été votées afin de soutenir la relance du territoire.
Enfin, la lutte contre la vie chère se poursuit. Plusieurs textes ont été adoptés ces derniers mois, notamment des propositions de loi portées par Victorin Lurel et Béatrice Bellay.
Des réformes encore en attente
Le projet de loi du gouvernement sur la vie chère, adopté par le Sénat fin octobre, n’a toujours pas été examiné à l’Assemblée nationale. L’exécutif souhaite en renforcer le contenu. Les discussions se poursuivent.
Parallèlement, des échanges ont été engagés sur l’évolution institutionnelle des territoires qui en font la demande. Des travaux ont été lancés, avec des premières réunions concernant la Martinique et la Guadeloupe.
À l’approche des élections municipales et, à plus long terme, de la présidentielle de 2027, l’année 2025 apparaît comme une période de transition.








