Venezuela: Macron affirme que la France « n'approuve pas » la « méthode » pour renverser Maduro

Par 05/01/2026 - 08:39

Après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro lors d’une opération militaire américaine, Emmanuel Macron a clarifié la position de la France. S’il se félicite du départ d’un régime qu’il qualifie de dictatorial, le chef de l’État affirme que Paris n’approuve pas la méthode employée par Washington et réaffirme son attachement au droit international.

    Venezuela: Macron affirme que la France « n'approuve pas » la « méthode » pour renverser Maduro
Emmanuel Macron

Lors du Conseil des ministres de ce lundi, Emmanuel Macron a tenu à préciser la position française sur l’opération menée par les États-Unis. Selon la porte-parole du gouvernement, le président a affirmé que la France n’« approuve pas » et ne « soutient » pas la « méthode utilisée » pour renverser Nicolas Maduro.

« Nous défendons le droit international et la liberté des peuples », a déclaré le chef de l’État, selon le compte-rendu présenté à la presse par Maud Bregeon.

Maduro qualifié de dictateur 

Tout en prenant ses distances avec l’intervention américaine, Emmanuel Macron a qualifié Nicolas Maduro de « dictateur », estimant que son départ constituait « une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens ».

« Il a confisqué la liberté de son peuple et volé les élections de 2024 », a insisté le président de la République.

Emmanuel Macron a également rappelé la position de la France sur le scrutin présidentiel de 2024 au Venezuela, dont Paris et une partie de la communauté internationale estiment qu’il a été remporté par l’opposant Edmundo Gonzalez Urrutia.

« La France soutient la souveraineté populaire et cette souveraineté populaire s’est exprimée en 2024 », a-t-il affirmé. « Si transition il devait y avoir, alors le vainqueur de 2024 devrait jouer un rôle central. »

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Des critiques après une première réaction jugée prudente

Emmanuel Macron avait été critiqué, notamment à gauche, pour sa première réaction qui ne disait rien de la méthode employée par Washington.

Samedi, après la capture du dirigeant vénézuélien lors d'une opération militaire américaine, le président français s'était borné à appeler à une « transition pacifique»  et « démocratique » au Venezuela, estimant que le peuple vénézuélien ne pouvait que se « réjouir » d'être « débarrassé » de la « dictature Maduro ».

Auparavant, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait estimé que l'opération américaine « contrevient » au droit international.

Les messages du président de la République et du ministre doivent être analysés dans une « continuité », a assuré Maud Bregeon, précisant que les propos du chef de la diplomatie française avaient été « concertés et validés » par Emmanuel Macron.


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