Air Antilles : qui est Pierre Sainte-Luce, le potentiel repreneur de la compagnie aérienne ?

Par 04/03/2026 - 06:42 • Mis à jour le 04/03/2026 - 12:32

Alors que la compagnie aérienne doit être fixée sur son destin ce jeudi par le tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre, le personnel est assez dubitatif sur la suite des évènements. Pourtant, un repreneur, Pierre Sainte-Luce s'est positionné.

    Air Antilles : qui est Pierre Sainte-Luce, le potentiel repreneur de la compagnie aérienne ?

Pierre Sainte-Luce est né dans les années 1950 à Terre-de-Bas aux Saintes, au sein d’une fratrie de huit enfants. Après avoir obtenu son baccalauréat, il part étudier la médecine à l’Université de Montpellier. 

Il exerce ensuite pendant une dizaine d’années comme médecin spécialiste en angiologie (vaisseaux sanguins) avant de s’orienter vers l’entrepreneuriat. Il est à l’origine de la création d’établissements de santé en Guadeloupe et à Saint Martin en tant que président fondateur du groupe Manioukani qui possède des cliniques et des EPHAD à Gourbeyre, Bouillante et Marigot.

Outre la santé, Pierre Sainte-Luce est actif dans d’autres secteurs économiques : il est président de plusieurs sociétés immobilières ou projets d’hébergement : la plus connu étant l’Arawak Beach Resort.

Patrimoine et culture

Au-delà des affaires, Pierre Sainte-Luce s’implique dans la culture et la valorisation du patrimoine. Il a acquis des sites historiques, comme une ancienne poterie à Terre-de-Bas.

Homme de lettres, En 2019, il publie son premier roman, Colored, une œuvre mêlant histoire familiale et mémoire collective. Pierre Sainte-Luce est aussi président du Conseil des mécènes de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.  Un engagement citoyen qui lui a valu d’être distingué Chevalier de l’ordre national de la légion d’honneur en 2016.

Passionné d’aviation, il a obtenu sa licence de pilote commercial certifié FAA en octobre 2025. Suffisant pour éviter le crash de la compagnie d’Air Antilles ?

Des employés dans l'attente

Dubitatif et dans l’expectative. Ce sont les termes qui nous reviennent lorsque nous interrogeons les représentants du personnel à Air Antilles. 

Suspendus à la décision du tribunal de commerce de Pointe à Pitre, les salariés de la compagnie aérienne restent dans le flou. Selon eux, la première offre de reprise présentée par l’homme d’affaire Pierre Sainte-Luce ne remplierait pas les conditions du cahier des charges soumis par la DGAC, la direction générale de l’aviation civile.

L’offre devra être améliorée pour espérer la sauvegarde de l’entreprise. Des doutes subsistent également sur l’inexpérience du repreneur potentiel dans le milieu du transport aérien dans un marché régional qui reste étroit et soumis à une forte concurrence.

Les représentants du personnel regrettent que malgré plusieurs sollicitations, aucune rencontre n’a pu avoir lieu avec l’administrateur judiciaire en charge du dossier. Selon nos indiscrétions, une dernière réunion du CSE, le comité social et économique de l’entreprise, doit se tenir avant que ne soit rendue la décision du tribunal de commerce de Pointe à Pitre ce jeudi 5 mars.


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