Un mois après la suspension des vols, l'avenir d'Air Antilles plus flou que jamais

Par 07/01/2026 - 10:50

Suspendue de vol depuis début décembre à la suite d’un audit pointant des défaillances en matière de sécurité, Air Antilles attend toujours le feu vert de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) pour reprendre ses liaisons entre les Antilles françaises. Une situation critique pour la compagnie, déjà fragilisée par une année marquée par de lourdes difficultés financières.

    Un mois après la suspension des vols, l'avenir d'Air Antilles plus flou que jamais

L’année 2025 aura été particulièrement éprouvante pour Air Antilles. En avril, en raison de problèmes financiers persistants, la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) décide de rendre temporaire la licence d’exploitation de la compagnie. La direction est alors contrainte de solliciter régulièrement son renouvellement, en apportant des garanties sur la rentabilité de l’entreprise.

En septembre, les dirigeants se rendent à Paris afin d’obtenir un nouvel arrêté ministériel leur permettant de poursuivre l’activité. Une démarche qui s’accompagne de la recherche de nouveaux actionnaires pour tenter de préserver l’avenir de la compagnie. Un sursis est accordé jusqu’au 31 janvier 2026.

Un coup d’arrêt brutal

Mais en décembre 2025, en pleine période de forte activité, un audit de la DGAC vient brutalement interrompre les opérations. Le certificat de transporteur aérien (CTA) est suspendu, entraînant l’arrêt immédiat de l’ensemble des rotations.

Air Antilles dispose alors d’un délai d’un mois pour démontrer sa conformité aux exigences de sécurité, tant sur le plan opérationnel que technique.

Selon nos informations, l’ensemble des documents demandés par la DGAC ont été transmis, notamment les prévisionnels financiers couvrant la période jusqu’à juin 2026. Toutefois, une nouvelle difficulté est venue s’ajouter à cette situation déjà tendue.

La compagnie a en effet été exclue du BSP France par l’International Air Transport Association (IATA). En conséquence, les agences de voyage ne sont plus autorisées à émettre de billets, de documents électroniques ou à procéder à des remboursements pour le compte d’Air Antilles.

Un avenir toujours incertain

La direction et les salariés restent désormais suspendus à la décision de la DGAC, qui doit se prononcer sur la validation ou non du plan d’action présenté par la compagnie.

Cette période d’inactivité prolongée pèse lourdement sur les finances du transporteur et pourrait également fragiliser la fidélité de sa clientèle, surprise par l’annonce de la suspension des vols le 8 décembre dernier.

À cette incertitude s’ajoute l’échéance de la licence d’exploitation d’Air Antilles qui arrive à terme le 31 janvier 2026. À ce jour, aucun nouvel investisseur ni apport financier significatif n’a été annoncé. Des doutes planent sur les perspectives de reprise durable de la compagnie.


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