L’avenir d’Air Antilles doit être fixé ce vendredi 9 janvier
La Direction de la sécurité de l’aviation civile est appelée à se prononcer sur la suspension de son certificat de transport aérien, une décision qui conditionnera également le renouvellement de sa licence d’exploitation.
Un mois après l’arrêt total de ses vols, la compagnie aérienne Air Antilles doit connaître ce vendredi 9 janvier une décision déterminante pour son avenir. Il s’agit du dernier délai imparti à la Direction de la sécurité de l’aviation civile (DSAC) pour rendre son avis concernant la suspension du certificat de transport aérien de la compagnie.
Cette suspension, en vigueur depuis un mois, a conduit à l’immobilisation complète de la flotte et à l’arrêt des opérations commerciales de la compagnie régionale.
Une licence d’exploitation en jeu
La décision de la DSAC aura des conséquences directes sur l’avenir juridique et opérationnel d’Air Antilles. Le renouvellement de la licence d’exploitation de la compagnie est en effet étroitement lié au maintien du certificat de transport aérien. Cette licence arrive officiellement à échéance le 31 janvier prochain. Sans décision favorable des autorités de l’aviation civile, la compagnie pourrait se retrouver dans l’impossibilité de reprendre ses activités.
Mais Air Antilles fait aussi face à d’importantes difficultés financières. La collectivité de Saint-Martin, actionnaire majoritaire de la société d’économie mixte, poursuit ses recherches de nouveaux investisseurs, indispensables à la survie de l’entreprise.
Selon les informations disponibles, des discussions sont toujours en cours, mais aucun accord concret n’a encore été annoncé à ce stade.
Une longue attente pour le personnel
Du côté des salariés, l’espoir demeure malgré l’incertitude. L’arrivée début décembre d’un nouveau directeur général délégué, Amine Tadjadit, a été perçue comme un signal positif. Ancien dirigeant d’Ewa Air à Mayotte, il a engagé dès sa prise de fonction des démarches auprès de la Direction générale de l’aviation civile afin de tenter de sauver la compagnie.
Même dans l’hypothèse d’une décision favorable et d’une reprise des vols, plusieurs défis restent à relever. Air Antilles devra regagner la confiance de ses clients, fragilisée par l’interruption prolongée du service. La question de la stabilité financière et de la viabilité de la compagnie se pose dans un marché aérien régional étroit et fortement concurrentiel.







