6 ans ferme pour "Biggy", trafiquant martiniquais, de mule à tête de réseau en prison

Par 05/03/2026 - 09:18 • Mis à jour le 06/03/2026 - 05:38

Dans l'Hexagone, en Essonne, un Martiniquais de 38 ans, à la tête d'un réseau de trafic de stupéfiants qui sévissait notamment au sein de la prison de Fresnes, a été condamné à de la prison ferme par le tribunal correctionnel d'Evry, ce mercredi soir.

    6 ans ferme pour "Biggy", trafiquant martiniquais, de mule à tête de réseau en prison

Biggy retourne derrière les barreaux. Ce Martiniquais de 38 ans est un habitué des allers retours vers les lieux de détention. Il a cette fois écopé d'une peine ferme de 6 ans. Initialement petit trafiquant, celui qui aurait débuté comme mule entre son île d'origine et la région parisienne il y a une dizaine d'années avait gravi les échelons, au point d'être qualifié par Le Parisien de “caïd antillais”.

Devenu le fournisseur d'un réseau surveillé par la police en 2022, il coordonnait l'arrivée de poudre blanche grâce à des complices qui faisaient embarquer des passagers chargés depuis Fort-de-France.

Lui-même se fait alors attraper en février 2023 avec un kilo dans ses valises, ce qui lui vaut une incarcération à Fresnes, dans le Val-de-Marne. Nos confrères d'Actu.fr parlent d'un homme qui se décrit comme bavard à l'audience, et Tony M alias “Biggy” ne manque pas de connaissances.

Un réseau derrière les barreaux

Derrière les barreaux, il sollicite un contact dont le frère est surveillant pénitentiaire dans l'établissement où il se trouve. La tête de réseau parvient à corrompre le maton, antillais d'origine, puis un autre compatriote, pour faire rentrer de la résine de cannabis et des cigarettes dans les murs, contre un billet de 100 euros par livraison.

Trahie par la téléphonie, la petite entreprise s'est effondrée et Biggy qui avait depuis bénéficié d'une libération conditionnelle retourne donc en prison, avec toutefois deux années de moins que les huit qui avaient été réclamées par le ministère public.

Ses logisticiens et complices ont aussi écopé de peine de prison avec ou sans sursis, et pour ce qui est des agents, ils ont plaidé la nécessité d'arrondir les fins de mois et la volonté de s'offrir une forme de paix dans leur univers professionnel carcéral.

Désormais interdits d'exercer dans la fonction publique, ils ont aussi été condamnés à de fortes amendes, ainsi qu'à des peines qu'ils vont a priori effectuer sous le régime du bracelet électronique.


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